1. Vapeur d'eau de l'atmosphère, qui se condense par le refroidissement dû au rayonnement nocturne et qui se dépose surtout sur les corps qui sont mauvais conducteurs de la chaleur.
La rosée commence à se déposer dès le coucher du soleil, quelques moments avant le crépuscule. Elle porte, à ce moment, le nom de serein. (Ferdinand Piérot-Olby, Le serein, dans « L'Ecole normale : journal de l'enseignement pratique », Larousse, 1858, p. 382)
Et sais-tu ce que je me disais à l'instant, en t'apercevant, si gracieuse, qui cueillais les fleurs parmi la rosée du matin ? Que les jeunes Parisiennes, et même que les houris qui nous attendent au paradis sont, à coup sûr, moins belles que toi. (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l'Amour et de la Mort », 1940)
Dans l'air rafraîchi où une impalpable brume se condensait en rosée, les bêtes levèrent leur mufle humide [?]. (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
2. Qui a une teinte rosée, d'un rose sale.
La sporée, abondante à la fin de maturité, paraît poudrer les lamelles d'une couleur crème rosâtre. (info38.isere.free.fr)
Il portait un chandail rosâtre et ses joues trop fardées tournaient au lie de vin. (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
3. La rosée est un type de précipitations d'eau résultant de la liquéfaction de la vapeur d'eau de l'air. Elle apparaît sous forme de gouttelettes qui se déposent généralement le soir ( et parfois le matin ) sur les végétaux et autres corps exposés à l'air libre, quand leur température baisse jusqu'au point de rosée de l'air ambiant, ce qui provoque la liquéfaction de la vapeur d'eau contenue dans la couche d'air voisine. De façon plus générale ce phénomène peut également se produire n'importe quand, lorsqu'un corps froid est placé dans un air ambiant contenant de la vapeur d'eau, par exemple lorsqu'une bouteille fraîche est sortie d'un réfrigérateur.