1. (Philosophie) Opinion ou doctrine de ceux qui voient dans l'action, l'expérience, la pratique le critérium de la vérité.
Le pragmatisme est une ancienne conception revivant sous un nouveau mot.
(Edouard Claparède, Rapports et comptes rendus, Volume 1904, Partie 1, 1905)
2. Le pragmatisme est une école philosophique américaine. Selon son fondateur, Charles Sanders Peirce, le sens d'une expression réside dans ses conséquences pratiques. Peirce a proposé l'emploi du mot pragmaticisme pour distinguer sa démarche des usages non philosophiques du mot « pragmatisme ». En effet, dans le langage courant, pragmatisme désigne, en anglais comme en français, la simple capacité à s'adapter aux contraintes de la réalité ou encore l'idée selon laquelle l'intelligence a pour fin la capacité d'agir, et non pas la connaissance. Le mot pragmaticisme apparaît à la suite de la notoriété acquise par William James grâce à un cycle de conférences qui sera édité dans un ouvrage intitulé Le Pragmatisme : Un nouveau nom pour d'anciennes manières de penser et dont la première édition date de 1907. Le néologisme est ainsi en partie justifié par Peirce comme étant suffisamment repoussant pour ne pas être « kidnappé », en particulier par William James avec qui il est en profond désaccord.
3. (Philosophie) Mouvement intellectuel initié aux États-Unis vers la fin du dix-neuvième siècle, caractérisé par la conviction que la véracité d'une proposition ou l'efficacité d'un principe se mesure à son utilité et ses effets pratiques.
Le pragmatisme est une ancienne conception revivant sous un nouveau mot.
4. Disposition ou attitude consistant à privilégier l'efficience et l'utilité dans les actions entreprises, en adaptant les moyens pour atteindre rapidement des objectifs tangibles.
Le retour des Pompiers à Orsay en 1986 n'infirme pas cette interprétation : il était le résultat d'un pragmatisme économique qui, prenant acte de la demande étrangère et notamment anglo-saxonne, entendait mettre en valeur un fonds d'oeuvres jusque-là délaissées.