1. (Philosophie) Doctrine qui s'est développée au Moyen Âge, d'après laquelle les idées n'ont aucune réalité objective et n'ont d'existence que verbale.
On ne peut plus résoudre le problème fondamental de la Scolastique, celui de l'accord de la raison et de la foi; ou, si on tente de le résoudre en partant du conceptualisme ou du nominalisme, on sombre dans l'hérésie et l'on encourt les condamnations de l'Église [?]. (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, éd.1966)
2. (Par analogie) Conception selon laquelle le but de la science ne serait pas la connaissance objective du réel, mais une interprétation des phénomènes visant une cohérence destinée à satisfaire avant tout l'esprit humain.
3. Le nominalisme est une doctrine philosophique qui considère qu'il n'existe que des étants réels singuliers, et pas d'êtres généraux réellement existant auxquels renverraient les mots ou signes. Par exemple, le terme « homme » ne signifie pas une quelconque essence de l'homme en général. Formulé par Roscelin, le nominalisme est né dans la scolastique médiévale en tant que réponse possible au problème des universaux : les mots renvoient-ils à des étants généraux doués d'une existence ontologique réelle ? Le nominalisme soutient que les noms ne sont que des instruments permettant de parler commodément du réel.
4. Le nominalisme est une doctrine philosophique qui considère qu'il n'existe que des états d'existence réels singuliers[Quoi ?] et non pas d'états d'existence généraux réellement existants[Quoi ?] auxquels renverraient les mots et/ou les signes. Par exemple, le terme « homme » ne signifie pas une quelconque essence de l'homme en général. Formulé par Roscelin, le nominalisme est né dans la scolastique médiévale en tant que réponse possible au problème des universaux : les mots renvoient-ils à des états d'existence généraux doués d'une existence ontologique réelle ? Le nominalisme soutient que les noms ne sont que des instruments permettant de décrire commodément le réel.
5. Le nominalisme est une doctrine philosophique qui considère que les concepts sont des constructions humaines et que les noms qui s'y rapportent ne sont que conventions de langage. Les êtres ne sont pas intrinsèquement porteurs des concepts par lesquels nous les appréhendons.
6. (Philosophie) Courant de pensée médiéval affirmant que les universaux et idées ne possèdent pas d'existence concrète en dehors des mots qui les désignent.
On ne peut plus résoudre le problème fondamental de la Scolastique, celui de l'accord de la raison et de la foi; ou, si on tente de le résoudre en partant du conceptualisme ou du nominalisme, on sombre dans l'hérésie et l'on encourt les condamnations de l'Église [...]. - Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique: la Scolastique
7. (Par analogie) Perspective selon laquelle l'objectif principal des sciences n'est pas une connaissance objective du réel mais plutôt une interprétation cohérente des phénomènes favorisant une compréhension humaine.