1. (Biologie) Conception selon laquelle les diverses espèces animales et végétales diffèrent entre elles par essence, ce qui implique la reconnaissance de la discontinuité du vivant.
2. (Philosophie) Doctrine qui s'attache à l'étude de l'essence.
3. L'essentialisme s'intéresse à l'essence ? ce qui fait qu'un être « est ce qu'il est » ? par opposition aux contingences, que l'essentialisme nomme accidents, dont l'absence ne remet pas en cause la nature de cet être (voir ontologie). Ainsi, bien qu'un homme dispose en principe de ses cinq sens, un aveugle ne cesse en rien d'être un homme.
4. L'essentialisme est un courant philosophique qui considère que toute entité peut être caractérisée par un ensemble d'attributs essentiels nécessaires à son identité et à sa fonction. Ainsi, dans la philosophie antique, Platon considérait que toute chose possède une « forme » ou une « idée » dans le « monde des Formes » non physique.
5. (Philosophie) Doctrine centrée sur la recherche et l'analyse de l'essence des choses.
6. (Biologie) Théorie postulant une différence fondamentale entre les espèces animales et végétales, basée sur leur essence propre, soulignant ainsi la discontinuité du vivant.
7. (Sociologie) Idée selon laquelle les caractéristiques ethniques ou socioculturelles sont déterminées par une essence unique à chaque groupe, entraînant des distinctions essentielles entre eux.
8. (Genre) Perspective considérant que des facteurs biologiques intrinsèques assignent des traits spécifiques, aptitudes et rôles sociaux immuables aux hommes et aux femmes. Ce point de vue est contesté par certaines branches du féminisme qui revendiquent une identité féminine distincte mais non réductible à ces aspects biologiques.
Les analyses féministes ont largement critiqué l'essentialisme car il favorise l'émergence de discours enfermant les femmes dans leurs corps (dans leurs caractéristiques anatomiques, biologiques et dans leur fonction reproductrice)