1. Immatériel, dématérialisé.
Le bitcoin est défini comme une donnée informatique qui passe directement de l'ordinateur du vendeur à celui de l'acheteur en P2P (peer to peer, d'ordinateur à ordinateur). Ces monnaies virtuelles représentent donc l'outil rêvé pour les transactions qui nécessitent une opacité extrême et une discrétion totale comme celles qui participent au blanchiment de l'argent sale.
(Michel Hautefeuille & ?Emma Wieviorka, La Légalisation des drogues: Une mesure de salut public, Odile Jacob, 2014)
2. (Didactique) Qui est seulement en puissance et sans effet actuel.
Chaleur virtuelle. ? Intention virtuelle.
3. Ce qui est en puissance ou imaginaire, opposé à l'effectif.
Être cause, [c'est] (...) accomplir les possibilités de l'univers, substituer partout l'actuel au virtuel, conférer à ce qui est déjà toute l'extension dont il est capable et qui lui est possible; d'un mot, c'est servir d'instrument à l'oeuvre créatrice (...) et c'est aider l'univers du devenir qui en résulte à se réaliser.
(Étienne Gilson, L'esprit de la philosophie médiévale, 1931, p. 150)
Le virtuel.
4. C'est un simulateur piloté dans lequel un conducteur réel est capable de conduire un véhicule virtuel .
5. (Didact.) Qui existe en puissance sans se manifester de manière effective.
6. Dépourvu de matérialité, existant uniquement par le biais de dispositifs numériques ou de l'imagination.
Rien d'autre, dans la communauté virtuelle, que le désolant spectacle des bogosses autoproclamés qui filaient des rancards débiles à des filles qui ne l'étaient pas moins, à grand renfort de Ase soiiiiiiiir, jte kiff ou de G troooooop hâte d'y eeeeetre. Non, je ne les enviais pas.
7. (Par ext.) Se dit d'un élément sans réalité concrète; imaginaire.
Censés reposer dans des coffres sous la responsabilité des sites ou à l'abri de ports francs, ils n'ont qu'une réalité virtuelle. Aucun de ces sites ne dispose d'une autorisation d'exercer en France. Tous sont illégaux.
8. Qui existe de manière potentielle ou imaginaire, sans manifestation concrète dans le réel.
Être cause, [c'est] (...) accomplir les possibilités de l'univers, substituer partout l'actuel au virtuel, conférer à ce qui est déjà toute l'extension dont il est capable et qui lui est possible; d'un mot, c'est servir d'instrument à l'oeuvre créatrice (...) et c'est aider l'univers du devenir qui en résulte à se réaliser.