1. (Par extension) Activité improductive.
C'est de la masturbation intellectuelle, cérébrale, mentale.
2. « Masturbation . L'excitation des organes génitaux par le frottement de la main constitue la masturbation ou l'onanisme. Les garçons et les filles se livrent également à la masturbation, soit par corruption morale et par goût prématuré de la débauche, soit par une sorte d'habitude instinctive contractée dans le berceau à un âge où il est impossible d'admettre l'existence de la dépravation. Chez les petits enfants à la mamelle et dans la première enfance, la masturbation est plutôt une mauvaise habitude qu'un vice du coeur, et elle produit la fièvre, l'amaigrissement, le marasme et la mort par consomption tuberculeuse. Dans la seconde enfance et chez l'adolescent, la masturbation est un vice moral qui a les plus déplorables effets sur la santé, car il ébranle les systèmes musculaire et nerveux, il affaiblit l'intelligence et les sens, il altère les fonctions organiques et morales, et il conduit lentement à l'hébétude, à la tristesse, à la paralysie, à la phtisie tuberculeuse pulmonaire et à une consomption mortelle. Chez l'homme, la masturbation est très souvent l'origine d'une dyspepsie hypocondriaque ou d'une folie dont la cause reste toujours inconnue au médecin. Thérapeutique. ? Chez les jeunes enfants, il importe de prévenir les mauvaises habitudes en donnant aux organes génitaux tous les soins de propreté désirables, car l'accumulation de mucus à l'entrée de la vulve, autour du clitoris ou à l'orifice du prépuce, amène une irritation locale qui provoque des démangeaisons plus ou moins vives et consécutives, et la nécessité de se soulager par le frottement de la main. Si les enfants se grattent souvent les organes génitaux, il faut leur donner 50 centigrammes ou 1 gramme de bromure de potassium tous les soirs et on les lavera avec de l'eau et du vinaigre aromatique, ? de l'eau de sublimé corrosif, 10 centigrammes pour 300 grammes d'eau ; ? de l'eau de goudron, etc. ; puis on les punira en les fouettant, s'ils continuent à y porter la main. Si cela ne suffit pas, il faut tous les soirs attacher les mains de l'enfant de chaque côté du lit ou les croiser sur la poitrine pour qu'il puisse dormir sans se toucher. Au besoin, on les enveloppe avec des gants. Une précaution très utile à employer est celle qui consiste à coucher les petits enfants habillés d'une chemise large et longue, dépassant les pieds de 20 centimètres, de façon à pouvoir être fermée au moyen d'une coulisse. Si cela ne suffit pas, lorsque, sans toucher les organes génitaux, avec les mains les enfants trouvent le moyen de croiser les cuisses et par leur frottement de se procurer des sensations énervantes, il faut placer entre les cuisses ou entre les genoux une pelote fixée avec une bande, de façon à empêcher le croisement des jambes ; ? ce serait alors le cas d'employer la gouttière de Bonnet, dont on se sert pour immobiliser la hanche affectée de coxalgie. L'excision du clitoris ou des nymphes et l'infibulation ont été conseillées, mais ce sont des moyens qu'il ne faut mettre en usage que s'il n'est pas possible de faire autrement. Chez les garçons qui ont le prépuce très long et sous lequel séjourne des matières qui entretiennent un prurit désagréable, il n'y a pas à hésiter, il faut recourir à la circoncision, et ce moyen suffit souvent pour guérir la mauvaise habitude qui compromettait la santé de l'enfant. On employait aussi, comme moyen préventif pour empêcher la masturbation, l'infibulation, c'est-à-dire le passage d'anneaux dans le prépuce et dans les grandes lèvres, expédient qui a été proposé et auquel personne n'a plus recours [ 55]. »