1. Déviation constante du comportement sexuel, où la recherche du plaisir et de l'orgasme est assurée par des moyens autres que le coït par pénétration vaginale. [Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine]
2. (Vieilli) Trouble, dérangement.
Il y a perversion de l'appétit dans le pica, de la vue dans la diplopie.
3. La perversion désigne, dans un sens général, l'inclination à des conduites considérées comme « déviantes » par rapport aux règles et croyances morales d'une société. Le terme recouvre toutefois plusieurs champs sémantiques et différentes définitions. Il est issu du verbe « pervertir », qui signifie littéralement « détourner », d'après l'étymologie latine pervertere : « mettre sens dessus-dessous » et globalement « action de détourner quelque chose de sa vraie nature ». Le sens moral du verbe pervertir (« convertir au vice ») date du XVIIe siècle et a longtemps eu une connotation religieuse.
4. Changement de bien en mal, dépravation, corruption.
La perversion du goût littéraire.
[?] ce « centre de tri » n'était pas seulement un lieu de tortures pour les Algériens, mais une école de perversion pour les jeunes Français. (Henri Alleg, La Question, 1957)
J'ignorais leurs malpropretés morales et physiques, leurs tares, leurs perversions de tout ordre qui les souillaient, quelles abominations pouvaient s'y perpétrer et jusqu'où se dégradaient les sentiments les plus sacrés. (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L'Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
5. Une perversion désigne, dans un sens général, une inclination à des conduites considérées comme « déviantes » par rapport aux règles et croyances morales d'une société.