1. (Soutenu) Débauche avilissante, honteuse, érotisme débridé, lubricité.
Fallait-il que je pique ce qu'il avait sur lui et que j'avais vu, quasi une demi-patate, trois semaines de stupre avec Karine, heureuse, jouasse, amoureuse de son homme. Ça ne pouvait pas se dédaigner.
(Franz Bartelt, Le Jardin du bossu, Gallimard, 2004)
Manquant à la pudeur la plus élémentaire,Dois-je, pour les besoins d' la caus' publicitaire,Divulguer avec qui, et dans quell' positionJe plonge dans le stupre et la fornication ?
(Georges Brassens, Les trompettes de la renommée, 1962)
À l'orgie latine succédèrent les ébats des Barbares, dignes héritiers de ces Romains gorgés de falerne et de sang, épuisés de stupre, sombrés dans les velléités.
(Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, p. 84)
2. (Vieilli) Souillure, outrage aux moeurs, viol.
Gilles s'installait aux fenêtres du château et [?] faisait monter ceux dont la physionomie l'incitait au stupre.
(Joris-Karl Huysmans, Là-bas, 1891)
3. (Soutenu) Comportement sexuel dépravé et honteux, caractérisé par une recherche excessive du plaisir charnel.
Fallait-il que je pique ce qu'il avait sur lui et que j'avais vu, quasi une demi-patate, trois semaines de stupre avec Karine, heureuse, jouasse, amoureuse de son homme. Ça ne pouvait pas se dédaigner.
4. (Vieilli) Acte ou comportement qui constitue une offense grave aux moeurs par sa nature immorale ou violente.
Gilles s'installait aux fenêtres du château et [...] faisait monter ceux dont la physionomie l'incitait au stupre.