1. (En particulier) Qualifie une ancre qui s'est fixée au fond.
2. (Pêche) Qualifie un filet fixe.
3. (En particulier) Qualifie un fleuve en crue qui a fini de grossir sans avoir encore commencé à baisser.
4. (En particulier) Qualifie un cordage qui s'arrête après avoir filé.
5. (Marine) Qui est stationnaire.
6. (Figuré) (En particulier) Qui n'est ni à la hausse, ni à la baisse.
Par ailleurs, [?] la croissance des salaires n'a pas été uniforme tout au long de l'échelle des revenus. [?] Elle a été relativement étale entre les 10 % les moins bien payés et les 10 ou même 5 % les mieux payés [?] (INSEE, Partage de la valeur ajoutée, partage des profits et écarts de rémunérations en France, mai 2009)
7. (Figuré) Qui ne comporte aucune irrégularité, aucun imprévu, aucun mouvement brusque.
La machine est conçue pour une société paisible, étale, qui dispose de tout son temps. (Antoine de Saint-Exupéry, Pilote de guerre, XVI, 1942)
8. (En particulier) Qualifie un navire qui n'avance ni ne recule.
9. (En particulier) Qualifie un vent dont la vitesse reste la même.
10. (En particulier) Qualifie la mer qui ne monte ni ne descend à la fin du flot ou du jusant.
Et que les globules figurent
11. (Marine) (Par ellipse) Moment où la mer est stationnaire, sans mouvement important de marée.
Les deux dangers à craindre en rapport avec la profondeur d'eau, sont le cabanement (arrière qui plonge) et le salut (étrave qui plonge), le lancement doit se faire à l'étale pour éviter tout courant risquant de porter le navire de travers. (Alain Joubert, La Seine : mémoire d'un fleuve, 1994, p. 225)
Les capitaines de goélettes m'avaient tous conseillé d'entrer à l'étale de basse mer quand le courant est nul. (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
12. (En particulier) Qualifie la mer qui ne monte ni ne descend à la fin du flot ou du jusant.
Et que les globules figurent
Je compris parfaitement la nécessité d'attendre un certain instant de la marée pour entreprendre la traversée du fjörd, celui où la mer, arrivée à sa plus grande hauteur, est étale. (Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, ch. 12, 1867)
13. Le niveau le plus élevé atteint par la mer au cours d'un cycle de marée est appelé pleine mer ( ou couramment marée haute ) . Par opposition, le niveau le plus bas se nomme basse mer ( ou marée basse ) . Lorsque la mer a atteint son niveau le plus haut ou le plus bas et semble ne plus progresser, on dit que la mer est étale . Parler de « marée haute » et de « marée basse » est le plus courant, bien que le mot marée désigne normalement un mouvement.
14. (Marine) Se dit d'une mer ou d'un fleuve dont le niveau reste temporairement constant, sans monter ni descendre.
[...] jamais le miroitement du soleil sur les vaguelettes de l'océan presque étale n'avait été aussi enchanteur; jamais non plus, je crois, je n'avais été aussi malheureux. - Michel Houellebecq, Sérotonine
15. (Nautique) Concernant un navire ou une ancre, indique l'état de ne pas avancer ni reculer pour un navire, et celui d'être fixée au fond pour une ancre.
16. (Marine) Se dit d'un cordage qui cesse de se dérouler.
17. (Météorologie) Se dit d'un vent dont la vitesse est constante.
18. (Pêche) Se dit d'un filet qui est fixe et non mobile.
19. (Figuré) Qualifie ce qui est uniforme, sans variations ni surprises.
La machine est conçue pour une société paisible, étale, qui dispose de tout son temps. - Antoine de Saint-Exupéry, Pilote de guerre
20. (Figuré, Économie) Indique une situation où il n'y a ni croissance ni décroissance; stable.
L'art cinématographique demeure aux balbutiements, ou plus exactement le cinématographe vient d'atteindre son point étale alors que la cinégraphie se débat encore dans les limbes. - Lucien Farnoux-Reynaud, Liaisons dangereuses
21. (Mathématiques) Se dit d'une fonction qui, en un point donné, est différentiable et dont la différentielle constitue un isomorphisme.
22. (Marine) Période durant laquelle la mer est temporairement sans mouvement significatif de marée, caractérisée par une absence de flux ou de reflux.
Il me semblait flotter comme une ombre au milieu du navire gris, du jour gris, de l'eau grise, le coeur défait dans cette étale morne du petit jour. - Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes