1. Ère commune.
C'est à partir de la Méditerranée que les Grecs entreprirent de coloniser la côte ouest de l'Asie Mineure, mille ans avant l'ère chrétienne, ou s'établir sur la côte de Cyrénaïque et le delta du Nil, en Sicile et en Italie du Sud (Grande-Grèce). (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L'Islam et l'État, 1987, traduction d'Odette Guitard, 1992, p. 162)
Selon une légende qui a longtemps eu cours dans le Midi, des Hébreux seraient venus se fixer à Narbonne au temps du roi David, soit au XIe siècle avant l'ère chrétienne. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours - Avant-propos, 1937)
2. Anno Domini (en latin « en l'Année du Seigneur », abrégé en AD), ou plus exactement Anno Domini Nostri Iesu Christi qui signifie littéralement « en l'Année de notre Seigneur Jésus-Christ », est un terme qui désigne l'année de la naissance de Jésus-Christ telle qu'elle fut évaluée au VIe siècle. Décrétée an 1, cette année inaugure l'ère chrétienne, également appelée ère commune, ère conventionnelle ou notre ère ; ce système de datation est compris ? sinon adopté ? par toutes les organisations mondiales.
3. Après Jésus-Christ. Qualifie les dates qui prennent pour origine le calendrier carolingien, encore en vigueur de nos jours dans les pays occidentaux.
Les Bretons, ces émigrants celtiques venus de Grande-Bretagne au Ve siècle de notre ère, avaient ramené en Armorique une langue très analogue à ce parler gaulois que d'ailleurs employait encore à cette époque, la population d'Auvergne. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Je voyageois en Italie : arrivé à Naples, je m'empressai de visiter ce fameux Vésuve, dont la première éruption éclata, selon quelques auteurs, sous l'empereur Titus, l'an soixante-dix-neuf de notre ère, et coûta la vie au célèbre Pline. (E.-F. Lantier, Voyages d'Antéor en Grèce et en Asie, Paris : chez Belin & chez Bernard, 2e édition revue, an VI, tome 1er, p.V (avant-propos))
[?] ; les poètes hébreux ont chanté un espoir de revanche qui existait au coeur de persécutés ; mais jusqu'au second siècle de notre ère les Juifs ont demandé cette revanche aux armes ; [?]. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p. 339)
4. Utilisé pour nommer les années, les siècles et les millénaires selon l'année supposée de la naissance de Jésus-Christ telle qu'elle fut évaluée au VIe siècle. Souvent écrit apr. J.-C. L'an 1 apr. J.-C. est précédé de l'an 1 av. J.-C. et suivi de l'an 2 apr. J.-C.
Nous sommes en 2016 après Jésus-Christ.
5. Après Jésus-Christ.
Quatre dominations ont précédé en Afrique la conquête française la domination carthaginoise, la domination romaine, la domination vandale, la domination musulmane, et ces quatre dominations ont été durables. L'une a duré plus de sept cents ans (880-146 avant J.-C.) ; l'autre près de six cents ans, jusqu'à la conquête de l'Afrique par les Vandales, en 429 (146 avant J.-C., 429 après J.-C.) ; les Vandales eux-mêmes, quoique barbares, ont su fonder en Afrique un empire qui a duré plus de cent ans (429-534 après J.-C.), et cet empire a succombé sous les armes de Bélisaire, et non sous les armes des populations africaines : car, ce qu'il faut remarquer, c'est qu'en Afrique ce ne sont jamais les habitans [sic] du pays qui ont détruit les dominations étrangères. (Saint-Marc Girardin, Domination des Carthaginois et des Romains en Afrique, dans Revue des Deux Mondes, 4e série, tome 26, 1841)
6. L'an de grâce est une expression utilisée pour qualifier la manière de compter les années de l'ère chrétienne au même titre que l'an de l'incarnation ou l'an de la rédemption ; ces expressions revêtent un caractère précis du fait de leur utilisation dans les documents officiels (chartes, actes du pouvoir civil ou religieux, registres de notaires, ...).
7. Année de l'ère chrétienne.
C'était le mercredi 15 novembre de l'an de grâce 1665. Ce soir-là, il y avait petit souper et grande compagnie, rue Vieille-du-Temple, chez La Vienne, le baigneur à la mode, l'étuviste en renom, le barbier du monde élégant. (Émile Gaboriau, Les Amours d'une Empoisonneuse, Paris : E. Dentu, 1881, p.1)
8. Après Jésus-Christ. Note d'usage : Utilisé pour nommer les années, les siècles et les millénaires selon l'année supposée de la naissance de Jésus-Christ telle qu'elle fut évaluée au VIe siècle. L'an 1 apr. J.-C. est précédé de l'an 1 av. J.-C. et suivi de l'an 2 apr. J.-C.
Nous sommes en 2015 apr. J.-C.
9. Variante orthographique de apr. J.-C.
10. Toutes les années de cette ère sont habituellement dénommées comme étant « après Jésus-Christ » (en abrégé « ap. J.-C. »), et la mention en est faite lorsqu'il est nécessaire de lever l'incertitude.
11. Système utilisé pour comptabiliser les années écoulées depuis la date supposée de la naissance du Christ, en ne faisant référence à aucune religion, à la différence de l'expression ère chrétienne.
Antipas, autre fils de Hérode, vient aussi à Rome, l'an douze avant l'ère commune. (Eliakim Carmoly, Revue orientale, 1844)