1. En forme de coin. [Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine]
2. (Minéralogie) Caractérise un octaèdre dont quatre faces sont des triangles et les quatre autres de trapèzes.
La forme la plus répandue du cuivre natif est l'octaèdre cunéiforme.
3. Qui a la forme d'un coin.
CUNÉIFORME, adj., cuneiformis ; keilförmig (all.) (cuneus, coin, forma, forme). Se dit, en minéralogie, d'un octaèdre, quand il a subi un allongement dans le sens de deux faces parallèles, d'où il résulta que les autres ne sont plus des triangles, mais des trapèzes, comme les deux côtés d'un coin ; en botanique, d'un filet d'étamine (ex. Thalictrum petaloïdeum), ou d'une feuille (ex. Verbena cuneiformis), qui a la forme d'un coin ; en zoologie, d'une coquille, qui a la même forme (ex. Gastrochaena cuneiformis). (Antoine-Jacques-Louis Jourdan, Dictionnaire des termes usités dans les sciences naturelles, Société belge de librairie, Bruxelles, 1837, nouvelle édition revue, corrigée et augmentée)
(Malacologie) Coquille cunéiforme.
(Botanique) Feuilles, pétales cunéiformes : Parties qui vont en s'élargissant de la base au sommet.
(Anatomie) Os cunéiforme.
4. Se dit de ce qui présente la forme d'un coin.
Cet entre-noeud à section transversale cunéiforme porte, à son extrémité, trois petites feuilles qui sous-tendent l'inflorescence formée d'épis lâches et brun violacé, avec 3 à 8 épillets. - I. Okezie Akobundu, ?C. W. Agyakwa
5. (En antiquité) Désigne les écritures anciennes de forme angulaire utilisées par diverses civilisations telles que les Chaldéens, Assyriens, Sumériens, Babyloniens et Perses.
L'écriture cunéiforme hittite, une langue indo-européenne, fut déchiffrée en 1915 par Bartel Hrozny à partir des très nombreuses tablettes découvertes par Hugo Winkler [...]. - François Djindjian, Manuel d'archéologie : Méthodes
6. (En minéralogie) Qualifie un octaèdre caractérisé par quatre faces triangulaires et quatre faces trapèzoïdales.
Enfin on emploie très souvent l'expression d'octaèdre cunéiforme (fig. 28) (en forme de coin) pour désigner une modification de l'un des octaèdres précédents qui se produit lorsque le cristal s'allonge dans le sens de deux arêtes parallèles de la base ou de la coupe horizontale ; auquel cas cette base devient un rectangle lorsqu'elle est un carré, en même temps que l'angle-sommet de la pyramide se convertit en une arête parallèle à la base. Alors aussi deux des côtés de la pyramide deviennent des trapèzes inclinés entre eux comme les côtés d'un coin. L'or natif, le fer et le cuivre oxidulés, le soufre natif, se présentent souvent en octaèdres cunéiformes. - « Histoire naturelle des drogues simples ou Cours d'histoire naturelle médicale »
7. (Antiquité) Écriture ancienne composée de signes en forme de coin, utilisée par les Sumériens, Babyloniens, Assyriens, Chaldéens et Perses.
8. (Anatomie) Désigne certains os du tarse situés dans le pied.
9. L' écriture cunéiforme est un système d'écriture mis au point en Basse Mésopotamie autour de 3200 av. J.-C., qui s'est par la suite répandu dans tout le Proche-Orient ancien, avant de disparaître dans les premiers siècles de l'ère chrétienne. Au départ pictographique et linéaire, la graphie de cette écriture a progressivement évolué vers des signes constitués de traits terminés en forme de « coins » ou « clous » ( latin cuneus ), auxquels elle doit son nom, « cunéiforme », qui lui a été donné aux XVIIIe et XIXe siècles. Cette écriture se pratique par incision à l'aide d'un calame sur des tablettes d'argile, ou sur une grande variété d'autres supports.
|
| (Anatomie) Nom de certains os du tarse (partie du pied). [...]
|
|
|
1. (Antiquité) Système d'écriture, en forme de coin, employé anciennement par les Chaldéens, les Assyriens, les Sumériens, les Babyloniens et les Perses.
2. (Antiquité) Qualifie les écritures, en forme de coin, employées anciennement par les Chaldéens, les Assyriens, les Sumériens, les Babyloniens et les Perses. [...]
|