1. Nomenclateur, huissier qui annonce à voix haute le nom des visiteurs.
l'huissier (qu'on appelait dans ce temps-là « l'aboyeur ») de Mme de Guermantes.
(Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Sodome et Gomorrhe, 1922)
2. (Figuré) Celui qui fatigue par des criailleries importunes, par des injures.
Eux, les aboyeurs, vont commencer à l'approuver lorsque précisément nous cesserons de le faire.
(André Gide, avant-propos de Retour de l'U.R.S.S., 1936)
3. Celui qui, à la porte des théâtres, hôtels, cafés, restaurants, etc., appelle les voitures ou attire les clients.
Il faut bien commencer, susurra la commère qui se nommait Mme Badin et qui, du moment qu'on buvait, négligeait son emploi d'aboyeuse.
(Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
4. Se dit de celui qui aboie ou émet des sons rappelant des aboiements.
Les conquérants espagnols ont soumis les empires d'Amérique du Sud en partie grâce à de grands chiens aboyeurs et féroces.
5. (Chasse) Canidé qui émet des aboiements à la vue d'un gibier, spécialement le sanglier, sans pour autant s'en approcher.
6. (Figuré) Personne qui importune par des protestations ou des réclamations bruyantes et incessantes.
[...] elle m'avait parlé de l'ennui provincial, de ces folles qu'en Bretagne on nomme des « aboyeuses » parce qu'elles hurlent comme des chiens, [...]
7. Individu chargé d'attirer les clients à l'entrée de divers établissements tels que théâtres, hôtels, cafés ou restaurants en appelant ou en interpellant.
Il faut bien commencer, susurra la commère qui se nommait Mme Badin et qui, du moment qu'on buvait, négligeait son emploi d'aboyeuse.
8. (Désuet) Officier chargé d'annoncer à haute voix le nom des visiteurs dans certaines maisons.
l'huissier (qu'on appelait dans ce temps-là « l'aboyeur ») de Mme de Guermantes.
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| (Chasse) Chien qui aboie à la vue du sanglier, sans en approcher.
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