1. (Histoire) Pluriel de jacque (paysan insurgé, insurgé d'une jacquerie).
Le XIVe siècle [?] s'affaisse dans le sang avec les désastres de Crécy et de Poitiers, les excès furieux des Jacques et des Maillotins, les brigandages des Tard-venus, [?].
(Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
2. (Histoire) Pluriel de jacque (vêtement de protection, en usage au Moyen Âge).
3. (Désuet) Sorte de sobriquet donné anciennement aux paysans.
4. (Botanique) Pluriel de jacque (fruit du jacquier).
5. Personne niaise, un peu sotte.
Nous sommes de beaux Jacques, allez, de gratifier de plus de trois mille francs ce mauvais docteur là. [?]. Qui tombe jamais malade ici ? [?] Si on l'appelle c'est tout au plus pour le permis d'inhumer.
(Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
6. (Argot) Pince-monseigneur.
Aussi j'prends mes outils dans la serviette. ? Quels outils? ? Ben, mon jacques. ? Un jacques, me souffla Bob, c'est une pince-monseigneur. ? [?].C'est au cas qu'on a mis le verrou à l'intérieur que j'me sers du jacques. Ça va vite. Deux, trois pesées..
(Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
7. (Désuet) Sobriquet autrefois attribué aux paysans.
8. (Argot) Synonyme de pince-monseigneur, outil utilisé notamment pour forcer des serrures.
Aussi j'prends mes outils dans la serviette. - Quels outils? - Ben, mon jacques. - Un jacques, me souffla Bob, c'est une pince-monseigneur. - [...].C'est au cas qu'on a mis le verrou à l'intérieur que j'me sers du jacques. Ça va vite. Deux, trois pesées.. - (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
9. Individu considéré comme niais ou légèrement sot.
Nous sommes de beaux Jacques, allez, de gratifier de plus de trois mille francs ce mauvais docteur là. [...]. Qui tombe jamais malade ici ? [...] Si on l'appelle c'est tout au plus pour le permis d'inhumer.
10. (Histoire) Désigne les paysans insurgés durant une jacquerie.
Le XIVe siècle [...] s'affaisse dans le sang avec les désastres de Crécy et de Poitiers, les excès furieux des Jacques et des Maillotins, les brigandages des Tard-venus, [...].