1. (Tannerie) (Vieilli) Donner le chipage aux peaux.
2. (Argot) Faire tomber amoureux ; énamourer.
Ça n'aurait pas duré, ça ne pouvait pas durer avec ta femme [?] Je suis arrivé, sans le savoir, au moment précis? J'avoue que j'ai été chipé, ce qui s'appelle chipé. Qu'arrivera-t-il ?
(Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, p. 163)
3. (Familier) Dérober un objet de peu de valeur. Prendre ce qui est à autrui.
La cité mosane prospère tant et si bien qu'en 1905, elle réussit à chiper à Bruxelles la célébration du 75e anniversaire de l'indépendance, tout en affirmant sa différence, sa « wallonitude ».
(Christine Renardy, Liège et l'Exposition universelle de 1905, 2005, page 18)
[?] une paysanne oubliait-elle son seau au bord du puits, il chipait le seau.
(Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842, traduction de Henri Mongault, 1949)
4. (Familier) Soustraire discrètement un objet de faible valeur appartenant à autrui.
Le docteur chipait une demi-heure entre deux visites. J'en faisais autant entre deux articles.
5. (Argot) Séduire, provoquer l'amour de quelqu'un.
Voyons, petit, tu sais bien que la frangine à Louis, la Nénette, est chipée pour ta pomme