1. Tintement d'une cloche à coups pressés et redoublés pour donner l'alarme, pour avertir du feu, etc.
(Figuré) En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin. (Nicolas de Chamfort, Maximes et pensées)
Le tocsin sonnait depuis les églises pour appeler à rejoindre l'armée pendant la guerre ou lors de bombardements.
Le tocsin sonnait aux églises; les bourgeois sortaient armés, et se battaient bravement contre les Savoyards. (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833)
2. (Par extension) Cloche destinée à sonner le tocsin.
Le tocsin est bien placé dans cette tour.
3. Le tocsin est une sonnerie de cloches civile pour alerter la population d'un danger imminent tel qu'un incendie, une invasion, une catastrophe naturelle, un naufrage, mais aussi pour rassembler la population en urgence. Cette sonnerie n'est plus usitée en France depuis 1960 (remplacée par la sirène). Une cloche réservée à cet effet (souvent un « braillard » situé dans le campanile ou le beffroi civil, ou l'une des cloches du clocher de l'église) est alors sonnée à coups pressés et redoublés au rythme de 90 à 120 coups par minute à l'aide du battant tiré par une corde ou d'un martelet. Il n'était jamais sonné sur le bourdon d'une cathédrale contrairement au glas. Il peut aussi être sonné par un marteau électromécanique ou à moteur à partir du tableau de commande d'une sonnerie électrifiée. Dans certaines régions, il peut être sonné par tintement en alternance sur deux cloches.
4. Sonnerie rapide et répétée d'une cloche destinée à alerter en cas de danger, notamment d'incendie.
(Figuré) En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin. - Nicolas de Chamfort, Maximes et pensées
5. Cloche utilisée spécifiquement pour émettre cette alerte.