1. (Histoire) (Construction) Tour ou clocher servant à faire le guet et où se trouvait une cloche pour sonner l'alarme, campanile.
Les révoltés du Moyen-ÂgeL'ont arboré sur maints beffrois.Emblème éclatant du courage,Toujours il fit pâlir les rois. (Paul Brousse, Le drapeau Rouge, 1877)
C'est à Namur que Gaspard vit le premier beffroi. (André Dhôtel, Le Pays où l'on n'arrive jamais, 1955)
Un soir, au moment où le couvre-feu sonnait à tous les beffrois de Paris, les sergents du guet, s'il leur eût été donné d'entrer dans la redoutable cour des Miracles, auraient pu remarquer qu'il se faisait dans la taverne des truands. (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, page 219, Eugène Hugues à Paris, 1832)
Entendez-vous le canon ? Il vous rappelle celui qui retentissait si péniblement il y a un mois, et qui se mêlait à l'effrayant beffroi de Notre-Dame. (Anonyme, Revue littéraire, 1830, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
2. Le beffroi, dit tour de l'horloge, de Beaune est une tour construite aux XIIIe et XIVe siècles, située rue Marey, à Beaune, en Côte-d'Or.
3. Un beffroi (baffraiz en vieux français) est un ouvrage de charpente destiné à supporter et à permettre de faire mouvoir des cloches ; on a donné par synecdoque le nom de beffroi aux tours renfermant les cloches de la commune ; mais pour les cathédrales comme Notre-Dame de Paris, il est préférable d'appeler « tours » les constructions en maçonnerie, et « beffrois » les charpentes destinées à supporter les cloches dans les tours.
4. Qu'il soit en bois, en métal ou en béton, le chevalement remplit toujours la même fonction : il supporte les molettes par-dessus lesquelles passent les câbles d'extraction qui, mus par la machinerie, plongent au droit du puits pour retenir la cage. Élément essentiel d'une exploitation minière souterraine, le chevalement en est le bâtiment de loin le plus visible et le plus haut avec les terrils et, de fait, le plus symbolique. C'est pourquoi sa fonction va au-delà du lien entre « le jour » et « le fond » : par la diversité de son architecture (aucun chevalement n'étant identique à un autre), il souligne la particularité du paysage minier, mais permet également d'identifier la compagnie minière qui l'a élevé. Dans le nord de la France, les chevalements du bassin houiller étaient parfois désignés par le terme « beffroi », en raison de leur forme rappelant les tours municipales des villes flamandes. En Belgique, on trouve également la dénomination « belle fleur » (sans doute inspiré de 'beffroi' ou de ses déclinaisons germaniques) ou « châssis à molette », tandis qu'en France le terme « chevalet » est également employé. Dans le bassin de la Loire on utilise systématiquement le terme chevalement.
5. Un beffroi est une tour à usage séculier, en Europe, le plus souvent communale, hébergeant originellement des cloches, mais ensuite aussi carillons, horloges ou même un phare aéronautique. Les beffrois peuvent être indépendants ou adjoints à un bâtiment public, tel un hôtel de ville. Au Moyen Âge, les beffrois symbolisent les libertés communales concédées par un suzerain qui peut le faire détruire en cas de punition. Rythmant la vie civile, ou servant à alerter la population, les beffrois ont ensuite continué à contribuer au rayonnement politique ou commercial des villes.
6. Une tour de siège ( appelée beffroi au Moyen Âge ) est un engin de siège, construit spécialement pour protéger les assaillants et les échelles d'assaut pendant les manoeuvres d'approche des murs de fortifications. La tour était souvent rectangulaire avec quatre roues et une hauteur à peu près égale à celle du mur, ou parfois plus élevée pour permettre aux archers de monter au sommet de la tour et de tirer à l'intérieur des fortifications. Comme les tours étaient en bois et donc inflammables, elles devaient être protégées par un revêtement ininflammable, en fer ou en peaux de bête fraîchement abattues . La tour de siège était fabriquée principalement en bois, mais elle comportait parfois des pièces métalliques.
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| (Par extension) Cloche du beffroi. [...]
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| (Histoire) (Construction) Tour ou clocher servant à faire le guet et où se trouvait une cloche pour sonner l'alarme, campanile. [...]
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1. (Par analogie) (Charpenterie) Charpente qui soutient les meules d'un moulin ; charpente de bois ou de fer qui supporte un train de laminoirs dans les forges et dans les aciéries. [...]
2. (Par extension) Charpente qui porte les cloches. [...]
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| (Histoire) (Armement) Édifice mobile en bois qui servait à prendre d'assaut des fortifications. [...]
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