1. (Intransitif) (Plus rare) Faire le lutin.
2. (Familier) Agacer, taquiner.
[?] lorsque l'appétit des convives fut un peu calmé, la jeune fille qui se plaisait à lutiner le docteur lui adressa la parole.
(Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
3. (En particulier) Provoquer, exciter par des taquineries galantes.
Au lieu de se rapprocher de Léonora, elle se perdit dans la cohue, ripostant aux jeunes seigneurs qui la lutinaient, buvant coup sur coup deux ou trois verres de vin mousseux de la Champagne, ayant l'air de s'amuser [?].
(Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » #31, 1907)
[?] LE GARDE, derrière lui, lutinant toujours la femme : Un baiser !
(Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897)
4. (Familier) Importuner légèrement par des marques d'attention ou des plaisanteries.
[...] lorsque l'appétit des convives fut un peu calmé, la jeune fille qui se plaisait à lutiner le docteur lui adressa la parole.
5. (En particulier) Susciter l'intérêt par des manoeuvres de séduction légères et joueuses.
On entendait vaguement, de temps en temps, les petits cris de la grosse dame que lutinait sans doute l'autre canotier.