1. Forme d'aboulie caractérisée par une tendance à différer l'action, à la remettre à plus tard. [Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine]
2. (Psychologie) Penchant à différer, tendance à remettre au lendemain ou à plus tard.
La paresse : la procrastination, ce refus d'accomplir les tâches nécessaires à une vie bien remplie. (Le Soleil, 2 janvier 2007)
Je suis malheureusement un spécialiste de la procrastination.
3. La procrastination (du latin pro, qui signifie « en avant » et crastinus qui signifie « du lendemain ») est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu'elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non). Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n'arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque cela ne lui procure pas de satisfaction immédiate.
4. Action de reporter, de remettre à plus tard ce qui pourrait être fait le moment même.
Peut-être l'habitude que j'avais prise de garder au fond de moi certains désirs, désir d'une jeune fille du monde comme celles que je voyais passer de ma fenêtre suivies de leur institutrice, et plus particulièrement de celle dont m'avait parlé Saint-Loup, qui allait dans les maisons de passe, désir de belles femmes de chambre, et particulièrement celle de Mme Putbus, désir d'aller à la campagne au début du printemps revoir des aubépines, des pommiers en fleurs, des tempêtes, désir de Venise, désir de me mettre au travail, désir de mener la vie de tout le monde, peut-être l'habitude de conserver en moi sans assouvissement tous ces désirs, en me contentant de la promesse faite à moi-même, de ne pas oublier de les satisfaire un jour, peut-être cette habitude, vieille de tant d'années, de l'ajournement perpétuel, de ce que M. de Charlus flétrissait sous le nom de procrastination, était-elle devenue si générale en moi qu'elle s'emparait aussi de mes soupçons jaloux et, tout en me faisant prendre mentalement note que je ne manquerais pas un jour d'avoir une explication avec Albertine au sujet de la jeune fille (peut-être des jeunes filles, cette partie du récit était confuse, effacée, autant dire indéchiffrable, dans ma mémoire), avec laquelle ? ou lesquelles ? Aimé l'avait rencontrée, me faisait retarder cette explication. (Marcel Proust, La Prisonnière, in À la recherche du temps perdu, t. III, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1988, p. 594)
« Plusieurs manufacturiers cherchent à rendre difficiles les conditions d'obtention des rabais pour justement susciter la procrastination chez le consommateur. » (Le Devoir, 15-16 avril 2006)
Il semblerait que, dans l'affaire turque, le président n'échappe pas à la procrastination ambiante. Cette pathologie consiste à tout remettre à plus tard. (Le Point, 23 décembre 2004)
Ces sempiternelles procrastinations ne mèneront à rien.
5. La procrastination (du latin pro « en avant » et crastinus « du lendemain ») est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu'elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non). Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n'arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque cela ne lui procure pas de satisfaction immédiate.
6. Tendance psychologique à reporter ou différer une tâche au lendemain ou ultérieurement.
La paresse : la procrastination, ce refus d'accomplir les tâches nécessaires à une vie bien remplie. - Le Soleil, 2 janvier 27
7. Pratique d'ajourner, de décaler dans le temps ce qui pourrait être accompli immédiatement.
Il semblerait que, dans l'affaire turque, le président n'échappe pas à la procrastination ambiante. Cette pathologie consiste à tout remettre à plus tard. - Le Point, 23 décembre 24