1. (Par extension) Lieu où l'on mène paitre les bestiaux.
Les pacages fournissent plus d'herbes que les autres pâtures, parce qu'ils sont humides de leur propre fonds. (L'agronome ou dictionnaire portatif du cultivateur. » -Rouen, 1787)
2. (Droit) (Vieilli) Pratique du droit de pacage.
On l'avait bien vu voici quelque années à Manise, quand un autre Préfet, déjà soumis à la Fédération des Chasseurs, avait prétendu prohiber le pacage en forêt, aux bestiaux, même partiellement entravés. (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
3. Action de faire paitre les bestiaux.
Ces pelouses constituent des peuplements les plus riches en espèces spéciales [?]. On les considère souvent comme stabilisés par l'action indirecte de l'homme et en particulier par le pacage des ovins. (Marcel Bournérias, Guide des groupements végétaux de la région parisienne, SEDES, 1968, p.187)
Cette lande peut par le pacage donner la lande-herbeuse, comme l'appellent Allorge et Gaume. (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.157)
Notons que certaines landes soumises au pacage (?) présentent de vastes zones nues dont le gazon ras est essentiellement constitué par des Hémicryptophytes et des Chaméphytes à tige plus ou moins décombante ; [?]. (Gustave Malcuit, Contributions à l'étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d'édition du Nord, 1929, p. 126)
4. Le mot pacage, du bas-latin, pascuaticus venant de pascuum (pâturage) et du verbe pascere (paître), désigne originellement en français les herbages sauvages ou adéquatement préparés où le paysan va nourrir et engraisser les bestiaux et éventuellement la volaille.
5. Le pâturage est une forme d'alimentation des animaux herbivores qui se nourrissent d'herbes (telles que les graminées), de végétation basse ou d'autres organismes multicellulaires autotrophes (par exemple des algues). Le pâturage se distingue du broutage des herbivores qui se nourrissent de feuilles, de pousses ou de fruits de végétation haute. Les substantifs masculins pacage ou pâquis sont parfois synonymes, ainsi pour le milieu piscicole le pacage lacustre ou pour les animaux chassés à poil ou à plume, le lieu de nourriture qui se nomme pâquis.
6. La pâture , le pacage, ou encore le pâquis , le pâtis , le pasquage , le pasquier , le pastural , la pasture ... désignent sous diverses modalités une pâture, c'est-à-dire au sens ancien une ' source de nourriture végétale ' consommée sur place par un troupeau bovin, ovin, caprin, porcin... divaguant, conduit ou laissé libre dans un espace délimité par l'Homme. Les termes, parfois désuets ou péjoratifs selon les régions françaises, correspondent à une prairie naturelle, parfois plus ou moins arborée et forestière, plus ou moins humide, qui sert directement de pâturage nourricier, en français moderne.