1. Langue parlée par les Apaches.
2. Relatif aux Apaches, à leur langue.
3. (Vieilli) (Argot) Malfaiteur qui vit hors la loi, en révolte ouverte contre la société, ne reculant ni devant le vol, ni devant l'assassinat.
Il y a un siècle à peine, en France, seuls étaient glabres les hommes d'Église et les domestiques. Barbes fluviales des socialistes et des anarchistes, favoris des libéraux et des maitres d'hôtel, impériale des bonapartistes, rouflaquettes des apaches, les visages affichaient les convictions politiques et les conditions sociales. (Dominique Jamet, Halte peau lisse !, dans Marianne (magazine), n° 758, 29 octobre 2011, p.92)
[?]; le conseil général des Vosges propose, le 30 septembre 1910, de mettre les vagabonds et les « apaches » dans la Légion étrangère. (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
La nuit dernière Vienne présentait un spectacle extraordinaire; le feu faisait rage par toute la ville ; les juifs étaient poursuivis le long des rues, sous les injures et les attaques d'une foule d'apaches qui se targuent d'appartenir à l'une des nations les plus grandes et les plus civilisées de ce monde. (Livre blanc anglais n°2, Documents concernant les traitements infligés en Allemagne aux nationaux allemands ; présenté au Parlement par le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, traduction officielle, 1939)
La T.S.F. les a bien servis, elle qui présente les victimes comme des escarpes et des apaches. (Philippe Henriot, Le 6 février, 1934)
Les femmes qui se vendent relèveront la tête. Elles se syndiqueront pour se défendre contre l'injure du passant, le vol, le risque, la maladie, la domination de la tenancière, du logeur, de l'usurière, de l'apache. (Camille Mauclair, cité par Georges Anquetil; La Maîtresse légitime, 1923)
Ce journal bien informé m'a accusé de donner aux ouvriers des conseils d'apache (7 avril 1907). (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, note de bas de page 25)
4. (Par extension) Personne méprisable et moralement condamnable.
Hitler - avec sa mèche, sa figure de voyou, sa petite moustache verticale qui lui tombe du nez, et ses lubies de moraliste saoul, fut juché au pouvoir par deux vieux drôles : Hindenbourg et Clemenceau (l'absurde malfaisance du Traité de Versailles est la seule thèse qui rime à quelque chose dans l'argumentation de cet apache). - (Henri Barbusse, Staline : Un monde nouveau vu à travers un homme, chapitre VII, Ernest Flammarion, Paris, 1935, page 295-296)
5. Langue amérindienne du groupe athapaskan, utilisée par le peuple Apache.
6. (Désuet, Argot) Criminel s'opposant ouvertement à la société par des actes de vol ou d'assassinat.
[...]; le conseil général des Vosges propose, le 3 septembre 191, de mettre les vagabonds et les « apaches » dans la Légion étrangère. - Alain Corbin, Les filles de noce
7. Appartenant ou relatif aux Apaches, peuple amérindien, ou à leur langue.