1. (Équitation) Dresser un cheval à exécuter ses airs de manège ou à galoper avec la croupe plus basse que les épaules.
Asseoir un cheval,
2. (Pronominal) (Figuré) Ne pas tenir compte de, désobéir.
3. S'emploie particulièrement, dans l'acception qui précède, en matière d'impositions, de rentes, etc.
Asseoir une hypothèque sur un immeuble.
Asseoir un impôt, une contribution sur un genre de propriété, d'industrie.
4. (Eaux et forêt)
Voter par assis et levé, se dit, dans une assemblée délibérante, lorsque les membres font connaître leur opinion, leur vote en se levant ou en restant assis.
Magistrature assise. Voyez « magistrature ».
Asseoir les ventes, Marquer le canton de bois qui doit être coupé.
5. (Figuré) L'y admettre.
Faire asseoir quelqu'un à sa table,
6. (Guerre) Placer, établir un camp.
Il assit son camp hors de la portée du canon de la ville.
Asseoir un camp,
7. (Pronominal) Se mettre sur son séant.
8. (Figuré) Monter au trône, devenir roi ou reine.
S'asseoir sur le trône,
9. (Figuré) Se fier à une parole, à des promesses.
On ne peut asseoir aucun fondement sur ce qu'il dit, sur ce qu'il promet,
10. Mettre quelqu'un sur un siège ou sur quelque chose qui tient lieu de siège.
On le fit asseoir.
Asseyons-nous sur ce banc, par terre.
Asseoir un malade.
11. (Architecture) Poser solidement et à demeure.
Le plateau sur lequel est assise la cité de Carcassonne commande la vallée de l'Aude, qui coule au pied de ce plateau.
(Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
Par une douce soirée du mois d'août, en 1821, deux personnes gravissaient les chemins pierreux qui découpent les rochers sur lesquels est assis le château.
(Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, La Femme de trente ans)
12. (Figuré) Fonder ; établir.
Partout le rail assied la victoire de l'industrialisation, relance toutes les activités de pointe, ancre le capitalisme.
(Jean-Pierre Rioux, La révolution industrielle 1780-1880, Le Seuil (Collection Histoire), 1971, p.78)
Mais, depuis la bataille de Tolbiac et la conversion de Clovis, L'Église eut ses coudées franches et put rapidement asseoir son influence à travers le territoire.
(Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
D'autre part, cette mansuétude et cette bonté vraiment chrétiennes lui avaient assis, parmi les ouailles, une solide réputation de brave et d'honnête homme.
(Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
13. Faire prendre place à quelqu'un sur un siège ou un substitut de celui-ci.
14. (Fig.) Introduire, admettre dans une fonction ou une position.
15. (Fig.) Élever au rang royal.
Qu'à enfin produit, chez nous, l'esprit démocratique ? La constitution éphémère de 1791, chef-d'oeuvre d'imbécilité (imbecillitas) [...] qui, au lieu de la liberté nous a légué le plus horrible esclavage ; qui devait asseoir le Roi sur un trône constitutionnel et par suite inébranlable, et qui l'a fait périr sur un échafaud, etc. ?
16. (Archit.) Fixer solidement pour une installation durable.
Le plateau sur lequel est assise la cité de Carcassonne commande la vallée de l'Aude, qui coule au pied de ce plateau.
17. (Mil.) Installer stratégiquement un camp militaire.
18. (Manège) Entraîner un cheval à effectuer des mouvements spécifiques avec agilité et précision.
19. (Fig.) Établir fermement; fonder solidement.
D'autre part, cette mansuétude et cette bonté vraiment chrétiennes lui avaient assis, parmi les ouailles, une solide réputation de brave et d'honnête homme.