1. Doctrine de Paracelse, médecin du XVIe siècle, qui attaqua vivement le galénisme arabe, donna une beaucoup plus grande part, dans la thérapeutique, aux remèdes minéraux, et voulut expliquer la pathologie par des phénomènes chimiques.
Le seigneur de la Riviere en pleine audience à Paris, où, pour exalter le paracelsisme, il faisoit promesse de guerir la fievre avec trois gouttes de poivre, et ce sous la gageure de sa teste.
(Auteur inconnu, Contes de Cholières, fo 97, dans Lacurne)
2. Paracelse, incompris de son vivant, suscita une fois mort, un vif attrait et une forte répulsion. Le vaste mouvement éditorial qui commença une trentaine d'années après sa mort, fut accompagné d'un violent mouvement antiparacelsien. Le courant de pensée, prenant sa source dans les écrits de Paracelse, a pris le nom de paracelsisme [30]. À l'extérieur du domaine culturel allemand, le paracelsisme repose essentiellement sur la philosophie de la nature, la médecine, l'alchimie, la magie et l'astrologie. La pensée théologique et socio-politique du médecin, extrêmement subversive, est restée presque entièrement inédite jusqu'au XXe siècle.
3. Doctrine élaborée par Paracelse, médecin suisse du XVIe siècle, caractérisée par une critique du galénisme arabe, une préférence pour les remèdes minéraux en thérapeutique et une interprétation chimique des phénomènes pathologiques.
Le seigneur de la Riviere en pleine audience à Paris, où, pour exalter le paracelsisme, il faisoit promesse de guerir la fievre avec trois gouttes de poivre, et ce sous la gageure de sa teste.