1. Mélange confus et choquant, ne se dit qu'en parlant des personnes.
Une véritable promiscuité ne pourrait subsister que moyennant une sorte d'obligation légale telle qu'elle a existé dans la colonie des Oneidas à New-York. Dans cette colonie, les membres s'engageaient formellement à des rapports sexuels mutuels et libres.
(Jane de Magny et Georges Anquetil, L'Amant légitime ou la Bourgeoise libertine, 1923)
2. Situation où plusieurs personnes sont contraintes à vivre dans un espace restreint.
Aussi les taudis marseillais sont innombrables et recèlent des accumulations incroyables, des promiscuités qui ravalent l'espèce humaine au niveau de l'animalité !
(Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
C'était, le long du couloir des chambres, une promiscuité de caserne, des filles souvent peu soignées, des commérages d'eaux de toilette et de linges sales.
(Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
3. La notion de promiscuité désigne aujourd'hui la grande proximité physique entre différents individus d'une même population ou de populations différentes, animales ( dans un élevage par exemple ) ou humaines. Les espèces dites grégaires la tolèrent mieux que les animaux qui ont un comportement solitaire durant tout ou partie de leur cycle de vie, mais uniquement jusqu'à un certain seuil ; des rats ( espèce grégaire et sociable ) placés en situation de promiscuité - au-delà d'un certain seuil - s'entretuent, même s'ils disposent d'eau, d'air et de nourriture en suffisance.[réf. nécessaire]
4. État caractérisé par la cohabitation forcée d'individus dans un espace réduit.
Aussi les taudis marseillais sont innombrables et recèlent des accumulations incroyables, des promiscuités qui ravalent l'espèce humaine au niveau de l'animalité !
5. Association confuse et déplacée entre personnes, souvent à connotation sexuelle.
Toute ma paye y passait. Il me fallait, le soir venu, les promiscuités érotiques de ces splendides accueillantes pour me refaire une âme.