1. (Par extension) Tout séjour dans un lieu qui n'est pas celui où l'on voudrait être, de tout éloignement qui prive de certains agréments que l'on regrette.
Vivre ainsi loin de vous est une sorte d'exil, est un exil, un véritable exil pour moi.
2. État de celui que l'autorité force à vivre hors de sa patrie, ou qui s'y résout lui-même.
La terre est pour l'homme un lieu d'exil, la vie est un temps d'exil.
Il est revenu, il a été rappelé d'exil, de l'exil, de son exil.
Lieu d'exil.
Être en exil.
Aller en exil.
Envoyer en exil.
3. L'exil est l'état (social, psychologique, politique...) d'une personne qui a quitté sa patrie volontairement ou sous la contrainte ? bannissement, déportation, impossibilité de survivre ou menace d'une persécution ? et qui vit dans un pays étranger avec ce que cela implique de difficultés (langue, insertion, identité...) et de sentiment d'éloignement de son pays (nostalgie, déracinement...).
4. Condition de l'individu contraint par les autorités ou par choix personnel à vivre en dehors de son pays d'origine.
La seconde vague d'exil, déclenchée à partir de 1925 par la dissolution des espaces démocratiques, toucha de très nombreux journalistes, intellectuels, parlementaires, élus locaux et cadres intermédiaires des partis jusqu'aux plus hauts dirigeants. - Carmela Maltone, Exil et identité: les antifascistes italiens dans le Sud-Ouest
5. Par extension, séjour imposé ou choisi dans un lieu autre que celui désiré, entraînant la privation des plaisirs habituels.