1. (Colombophilie) Pots de terre faits exprès pour servir de retraite à des pigeons, pour attirer des pigeons étrangers.
2. (Maçonnerie) Trous laissés dans un mur en construction par les pièces de bois de soutien d'un échafaudage.
3. (Maçonnerie) (Par métonymie) Pièce de bois utilisée pour le montage des échafaudages.
Les trous laissés par les boulins sont appelés trous de boulin.
4. (Architecture) (Colombophilie) Trou pratiqué dans un colombier, afin que les pigeons s'y retirent et y fassent leurs petits.
[?] il y a encore la fuye qui est une petite volière ». Le terme de fuie s'applique donc jusqu'à l'orée du XVIIe siècle à des ensembles de boulins de façades ou à des petites volières fermées par des volets avec peu de pigeons. « Ce tourillon avoit plus tost façon d'une fuye que d'une forteresse » (Carloix, VII, 12). (Jean-Mary Couderc, ?Alain Schulé, L'Anjou insolite, CLD, 1999)
Une fuie, de pied ou intégrée, est composée de boulins, c'est-à-dire de « nids » dans chacun desquels vit un couple de pigeons. Dans les colombiers de pied, les boulins font partie intégrante de la structure : les murs, épais d'environ un mètre, sont évidés en une multitude de boulins de 40 centimètres de profondeur. (François Julien-Labruyère, Paysans charentais : histoire des campagnes d'Aunis, Saintonge et bas Angoumois, tome I, Rupella, 1982)
Solitaire endurci, M. des Lourdines aurait, à la rigueur, consenti à voir les gens, mais il ne voulait pas être vu, de sorte qu'on avait fini par le laisser se pelotonner dans son Fougeray, comme un pigeon dans son boulin. (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap. 1, 1910)
Il y a diférentes sortes de colombiers. Les uns ?ont à boulins [?] Les Maçons apellent boulins, des trous faits dans le mur intérieur d'un colombier, pour y faire nicher les pigeons [?] Colombier à pié, e?t celui qui tient à la terre, & qui a des boulins depuis le toit ju?ques au rez-de-chau??ée. [?] Mais dans la Coûtume de Tours, art. 37, le mot de fuie, ?ignifie, ?elon Palu, un colombier à pié avec boulins, ju?ques au rez-de-chau??ée : il dérive le mot à fodiendo. [?] (César-Pierre Richelet, Dictionnaire de la langue françoise, ancienne et moderne, tome premier : A?D, Pierre Bruyset-Ponthus, Libraire, Lyon, 1759)
5. Un boulin est une pièce d'échafaudage en bois, horizontale, engagée dans la maçonnerie par une ouverture nommée « trou de boulin ». Le boulin est une traverse qui porte les planchers de l'échafaudage, les platelages,. Par extension, le terme de boulin s'applique à ces trous de boulin qui sont laissés apparents (pas rebouchés) après le retrait de l'échafaud.
6. (Par métonymie) Element ligneux servant au montage d'échafaudages.
La tour conserve de nombreux boulins d'échafaudage encore engagés dans l'épaisseur des maçonneries. Leurs extrémités sont quelques fois visibles dans le parement externe des murs. Il s'agit de boulins en bois résineux;de section circulaire (diamètre de 1 à 15 cm), habituellement pourvusde leur écorce. - Maxime Werlé, Maurice Seiller et Willy Tegel
7. (Architecture, Colombophilie) Orifice conçu dans un colombier pour permettre aux pigeons de se réfugier et de se reproduire.
Il y a diférentes sortes de colombiers. Les uns ?ont à boulins [...] Les Maçons apellent boulins, des trous faits dans le mur intérieur d'un colombier, pour y faire nicher les pigeons [...] Colombier à pié, e?t celui qui tient à la terre, & qui a des boulins depuis le toit ju?ques au rez-de-chau??ée. [...] Mais dans la Coûtume de Tours, art. 37, le mot de fuie, ?ignifie, ?elon Palu, un colombier à pié avec boulins, ju?ques au rez-de-chau??e : il dérive le mot à fodiendo. [...] - César-Pierre Richelet, Dictionnaire de la langue françoise
8. (Maçonnerie) Cavité résiduelle ou intentionnelle dans une paroi ménagée pour l'insertion d'éléments structurels ou comme vestige du support d'échafaudage.