2. Espérance trompée, idée fausse ou exagérée qu'on s'est faite d'une chose.
Les difficultés, les mécomptes, les conséquences de la guerre et de la révolution même se font sentir de plus en plus vivement.
(Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l'édition de 1964 de Littérature et Révolution, Éditions Lettres Nouvelles))
Il convient alors de faire passer les matières épaillées, encore chaudes, dans une batterie écraseuse, sans quoi l'on s'expose à des mécomptes.
(D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
Jacques, dès les premiers jours, s'insurgea, voulant être lui-même et agir selon sa conscience qui, méticuleuse, lui prépara des mécomptes, des désillusions et une incertitude perpétuelle.
(Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
Ç'a été un grand mécompte, et il faudrait que le succès fût bien étourdissant pour couvrir la voix de ma conscience qui me crie : « Raté. »
(Gustave Flaubert, Correspondance, lettre à Louis Bouilhet, 5 octobre 1856)
J'ai déjà rencontré le mécompte assis à la porte de mes seize ans !
(Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
3. Désillusion née d'une attente non satisfaite ou d'une conception erronée.
Ç'a été un grand mécompte, et il faudrait que le succès fût bien étourdissant pour couvrir la voix de ma conscience qui me crie : « Raté. » - Gustave Flaubert, Correspondance