1. (Marine) Pièce centrale de bois ou de fer où viennent s'assembler les pièces qui forment l'avant, la proue d'un navire.
Gardez votre forme, soyez permanents comme l'étrave [...] (Antoine de Saint-Exupéry, Citadelle (1948), XXX)
Le mât de beaupré s'appuie sur l'étrave.
[?], la bateau heurte un premier récif. Agrippé par l'étrave, il gémit dans ses membrures, s'immobilise un instant. Bientôt une lame énorme le renfloue, mais la machine s'arrête, arrêtant les pompes, et la proue enfonce. (José Gers, Sur la mort du Pourquoi pas ?, France libre, vol. 6, 1936)
Au jour je remarquai que le doublage en cuivre était arraché à l'étrave, juste au dessous de la flottaison. (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
La longueur d'un navire se mesure de l'étrave à l'étambot.
2. Une étrave de déneigement, plus communément appelée « étrave », désigne un outil destiné à racler la neige en période hivernale et la déplacer sur le côté de la chaussée. Elle se distingue du rabot et de la lame biaise par la géométrie de sa lame qui est en fait constituée de deux éléments de lames disposés en A ou en V et dégageant la neige de part et d'autre du pousseur.
3. L' étrave est dans la marine en bois une pièce ou un ensemble de pièces de charpente de la coque d'un navire permettant l'assemblage de l'avant du bordé. Elle reçoit, dans une râblure, l'extrémité avant des bordages. Elle prolonge la quille, quand elle existe jusqu'au cul du bateau.
4. [noun] (nautical) A vertical post, at the front of the keel, that forms the main part of the bow