1. Étymologiquement, homosexualité masculine avec de jeunes garçons. [Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine]
2. (Par extension) (Désuet) Homosexualité masculine.
Comment comprendrait-elle que, pour des mercenaires du Corps expéditionnaire [?], il n'y a pas vraiment de honte dans la pédérastie ou la gouinerie?
(Lucien Bodard, La Guerre d'Indochine, vol.3, 1963, p.683)
3. Attirance érotique d'un homme pour les jeunes garçons, généralement adolescents ou préadolescents.
La pédérastie est la forme la plus inépuisable de l'amour, parce que c'est l'amour de la jeunesse.
(Modèle:w:Roger Peyrefitte, Notre amour, 1967)
Rome nous rappelle que suicide et pédérastie sont faits communs chez des hommes parfaitement équilibrés, et l'honneur de leur pays.
(Henry de Montherlant, Carnets, années 1930 à 1944)
Les moines chargés d'élever la jeunesse ont été toujours un peu adonnés à la pédérastie.
(Voltaire, Dictionnaire philosophique portatif, 1764)
Un jour qu'on luy demandoit si la pederastie n'estoit pas un crime : « À Dieu ne plaise », respondit-elle, « que je condamne ce que Socrate a pratiqué. » À son sens la pederastie est louable ; mais cela est assez gaillard pour une pucelle.
(Gédéon Tallemant des Réaux, Historiettes, 1657-1690, à propos de Marie de Gournay)
4. (Archaïsme) Variante orthographique de pédérastie.
Car au jugement de Suidas , & de quelques autres Auteurs (3) elles e?toient remplies de corruption?&?d'infamies,?& on y trouvoit des leçons de Pædera?tie , de Sodomie , & de tout ce qu'il y a de plus honteux dans les déreglemens d'une vie brutale.
(Adrien Baillet, Jugemens des Sçavans sur les Principaux Ouvrages des Auteurs, 1686)
Car ils e?toient adonnés à la pædera?tie ou amour des ieunes garçons, vice contre nature, le plus execrable & dete?table de tous les vices: & fai?oient tant d'e?tat de la beauté du corps qu'ils ?e de?couuroient à nud pour en faire mon?tre par vanité a quinconque les en requeroit.
(Scipion Dupleix, Memoires des Galves, 1619)
5. Relation éducative et initiatique dans la Grèce antique entre un adulte et un jeune garçon, incluant une dimension sexuelle.
Cette période de l'éducation où on accorde le plus d'intention à l'enfant et où une relation des plus surprenantes pouvait être nourrie avec son précepteur : c'est la '' pédérastie '' . Cela relevait-il d'une forme de prostitution juvénile normalisée ? En fait, à l'époque, ce rapport pédérastique était vraisemblablement moins amoral que pédagogique.
6. Attirance sexuelle d'un homme envers des jeunes garçons adolescents ou préadolescents.
Rome nous rappelle que suicide et pédérastie sont faits communs chez des hommes parfaitement équilibrés, et l'honneur de leur pays.