1. (Rhétorique) Circuit de paroles dont on se sert quand on veut évoquer une chose sans l'exprimer directement.
Ce mot est expressif, intelligible, et nous en avons besoin. On ne peut y suppléer que par cette circonlocution : j'ai de l'aversion pour la malpropreté. Mais que ce tour est traînant !
(F. Munier, Dictionnaire de locutions vicieuses, troisième édition, article « nareux » ; Lecointe libraire, Paris, 1829, page 113)
Parlez sans tergiverser, Babillard, nous n'avons pas le temps d'écouter vos circonlocutions, [?], la nature indienne l'emporte toujours chez vous, et jamais vous ne pouvez franchement venir au fait.
(Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
3. Utilisation de détours dans l'expression pour aborder un sujet ou un concept sans le nommer explicitement.
Ici la rédaction se perdait comme dans des sables en d'extraordinaires circonlocutions et retouches de politesse.