2. (Médecine) Maladie vénérienne, autrefois mortelle, due à une infection par le tréponème pâle (Treponema pallidum).
J'ai établi (?) que ce n'est pas prouver la non existence du virus vénérien que de prétendre, de démontrer même que la syphilis ne vient pas du Nouveau-Monde, qu'elle n'a pas été apportée d'Italie, qu'on la connaissait à Paris avant 1494.
(M. Richond des Brus, De la non existence du virus vénérien, dans Journal général de médecine, de chirurgie et de pharmacie, t.95, 34e de la nouvelle série, 1826, p.120)
La syphilis, une infection bactérienne transmissible sexuellement, était rare au Canada il y a cinq ans. Or, les taux d'infection sont en hausse, ce qui indique que les personnes ne se protègent pas de façon systématique lors de relations sexuelles.
(La syphilis; Site Santé Canada -février 2004)
Jusqu'à un passé récent, la théorie dominante à propos de l'origine de la syphilis en Europe était la théorie américaine, qui énonçait que la maladie vénérienne épidémique ramenée en Europe par les marins de Christophe Colomb, en 1493, était la syphilis vénérienne:[?] On faisait peu de cas de ceux qui objectaient que des traces de lésions osseuses de syphilis se rencontraient en Europe sur des squelettes datés d'avant la découverte de l'Amérique.
(L. J. André; Du nouveau dans l'histoire du Tréponème et de l'Homme,)
Hallopeau présenta devant l'Académie de médecine l'observation d'un homme de 35 ans atteint d'une syphilis secondaire d'abord traitée par le mercure puis par le salvarsan du fait d'une récidive. Après deux injections, le malade mourait.
(Gérard Tilles, Dermatologie des XIX et XXe siècles: Mutations et controverses, Springer, 2011, p.195)
Hahnemann rattachait la luèse aux effets de la syphilis.
(Dominique-Jean Sayous, L'homéopathie: Tous les remèdes pour guérir en douceur les maux du quotidien, Éditions Eyrolles, 2014, p.21)