1. (Par analogie) Arrêter une chose de telle sorte qu'elle soit stable et sans mouvement.
Ils assujettirent la jugulaire de leur casque sous leur menton, qui débordait devant et derrière. (Boris Vian, L'Ecume des jours, 1947)
Gillonne tira l'échelle à elle, l'assujettit solidement ; et le prince, [?], commença l'escalade, qu'il acheva sans accident. (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. II)
La fenêtre fut donc close au moyen de fortes barres que le charpentier Mac Nap assujettit solidement [?] (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
2. (Figuré) Maintenir sous sa domination.
Vos charmes l'ont assujetti. Sa bonté lui assujettit tous les coeurs.
3. (Pronominal) Devenir sujet ; se soumettre à sa domination.
S'assujettir aux heures d'autrui. ? S'assujettir aux fantaisies, aux caprices d'une personne.
4. (Par extension) Astreindre, obliger à faire habituellement et fréquemment quelque chose.
Il est à peine besoin de faire remarquer que, vu la quantité de taxes et redevances auxquelles on les assujettissait [?] les juifs se trouvaient dans une situation matérielle précaire. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
Tandis que sous l'empire des anciennes lois, l'état de perruquier et celui de baigneur étuviste étaient assujettis à une réglementation sévère, l'exercice de la profession de sage-femme était abandonné aux premières venues. (Jules Mathorez, Les étrangers en France sous l'ancien régime: Les causes de la pénétration des étrangers en France : Les Orientaux et les extra-Européens dans la population française, E. Champion, 1919, p.27)
5. (Politique) Rendre sujet, soumettre à sa domination.
Quiconque veut assujettir ses égaux est toujours sanguinaire et fourbe. (Frédéric II & Voltaire, L'Anti-Machiavel, 1739, édition de 1947)
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| Soumettre quelqu'un à une obligation. [...]
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| Rendre sujet, soumettre à sa domination. [...]
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| Caler, fixer quelque chose de façon à assurer sa stabilité et son immobilité. [...]
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