1. (Linguistique) Augmentation de l'intensité de la voix accompagnant l'émission d'une syllabe dans un mot.
Comme vous le verrez dans la grammaire, l'accent tonique est invariablement sur l'avant-dernière syllabe du mot, en Espéranto. Observez donc bien d'élever toujours la voix sur cette syllabe, et non point sur la finale. [?] Inspirez-vous bien de cette observation dans tous les cas analogues. Nous avons cru devoir l'insérer ici, à cause de la tendance qu'ont nos compatriotes à négliger toujours l'accent tonique, dans les langues étrangères. À la vérité, le faire en Espéranto ne vous exposerait pas à devenir incompréhensible, comme dans beaucoup d'idiomes ; mais, à coup sûr, vous dépouilleriez la langue d'une grande partie de son harmonie.
(Louis de Beaufront, Grammaire et exercices de la langue internationale espéranto, 1906)
2. En linguistique et précisément en phonologie, l'accent tonique met systématiquement en relief une syllabe ou une more dans un mot en augmentant la hauteur, la force ou la durée du son, souvent une combinaison de ces trois facteurs. La syllabe ou la more frappée de l'accent est dite tonique, et les autres atones. On distingue fréquemment les langues à accent tonique des langues à tons et à accent de hauteur, bien que certaines langues, comme le mandarin et le thaï, utilisent les deux systèmes : dans une langue à tons, l'accent tonique peut n'être que secondaire. Enfin, au sein des accents toniques, on distingue deux catégories : l'accent d'intensité et l'accent de hauteur.