1. (Histoire) Relatif aux chrétiens arabisés.
Rite mozarabe.
2. (Linguistique) Langue romane mâtinée d'arabe parlée au Moyen Âge dans les territoires de la péninsule Ibérique sous gouvernement musulman.
Certains parlaient une langue romane, le mozarabe, dialecte archaïque de l'Espagne transcrit en caractères arabes.
3. (Linguistique) Relatif au mozarabe.
Missel mozarabe.
4. (Histoire) Chrétien de la péninsule Ibérique soumis à la domination des arabes.
Les mozarabes furent traités avec tolérance, en particulier sous les Omeyyades d'Espagne, qui régnèrent à Cordoue de 756 à 1031.
5. Le rite wisigoth ou mozarabe est une forme de liturgie catholique en usage dans les diocèses catholiques d'Espagne et du Portugal, à partir du VIIe siècle. Il est aujourd'hui célébré dans le diocèse de Braga, au Portugal, autorisé dans le diocèse de Tolède, en Espagne, à égalité avec le rite romain, et maintenu par l'Église épiscopale réformée espagnole (anglicane).
6. On nomme mozarabe (en espagnol mozárabe ou romance andalusí) l'ensemble des dialectes romans parlés dans les royaumes musulmans d'Al-Andalus, entre le VIIIe siècle et le XVe siècle.
7. Le terme mozarabe (étymologiquement ????'????'??? mostaârab, « arabisé ») désigne le chant liturgique pratiqué par les chrétiens en Espagne sous la domination arabe après 711, date à laquelle la péninsule ibérique, excepté le nord-ouest, est conquise. On l'appellerait plus adéquatement chant wisigothique (les Wisigoths s'installent en Hispanie au Ve siècle) ou, mieux encore, hispanique puisqu'il est l'expression musicale associée à la liturgie hispanique (propre à l'Église wisigothe) et qu'aucun élément arabe ne s'y est mélangé. L'appellation la plus courante reste cependant « chant mozarabe ».
8. Chrétien de la péninsule Ibérique vivant sous la domination musulmane entre le VIIIe et le XVe siècle.
9. (Linguistique) Langue romane influencée par l'arabe, utilisée au Moyen Âge dans les zones de la péninsule Ibérique sous domination musulmane.
10. (Histoire) Concernant les chrétiens hispaniques vivant sous domination arabe entre le VIIIe et le XVe siècle, ayant adopté certains aspects de la langue et de la culture arabes tout en conservant leur religion.
Depuis le XIXe siècle un autre courant théologique a développé diverses théories sous le titre commun de « satisfaction vicaire ». On trouve un pressentiment ancien de cette expression dans un texte de la liturgie mozarabe qui attribue la rédemption à « l'office vicaire » (vicario munere) du Fils, lui même substitut (vicarius) de l'humanité coupable. - Bernard Sesboüé, Jésus-Christ l'unique médiateur : Essai sur la rédemption et le salut
11. (Linguistique) Appartenant ou se rapportant au mozarabe, variante linguistique romane influencée par l'arabe, parlée par les chrétiens sous domination musulmane en Al-Andalus.
12. Dialecte roman parlé par les chrétiens vivant sous domination musulmane en Espagne, particulièrement dans les régions méridionales, où il a subsisté jusqu'au dernier siècle dans certaines zones montagneuses.
Ainsi, dans l?Espagne méridionale, la langue arabe, étant devenue celle de la population chrétienne, se corrompit et forma le mosarabe, qui a, dit-on, survécu jusqu?au dernier siècle dans les montagnes de Grenade et de Sierra Morena.
- Ernest Renan, Oeuvres complètes - Volume 8