1. Cheval de bataille au Moyen Âge.
Une fois même, on rencontra une charrette attelée d'un cheval et une autre fois un adolescent à califourchon sur un destrier noir, en butte aux lazzis des passants. (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, Mercure de France, 1910, éd. 1921, p. 53)
Le cheval d'armes ou dextrier, [?] enfermé entre un mors et des éperons qui sont de véritables instruments de torture, doit être ménagé, et ce n'est qu'au moment de la charge que le chevalier le monte. (E. Saurel, Le Cheval, équitation et sports hippiques, Larousse, 1966, 408 pages, p. 39)
2. Le destrier est un cheval de guerre ou de tournois, associé aux chevaliers du Moyen Âge, en Europe occidentale. Entraîné à porter son cavalier en armure et ses équipements en situation de conflit, rompu à la charge au galop lors de jeux militaires (les joutes et la quintaine), il est le plus coûteux et le plus réputé des chevaux de l'époque. Son utilisation en tournoi remonte peut-être à la fin du XIe siècle. Au combat, il se généralise au milieu du XIIe siècle. Il joue un grand rôle sur les champs de bataille occidentaux jusqu'à l'arrivée de la poudre à canon à la fin du XIVe siècle, dont l'emploi met définitivement fin à la suprématie militaire de la chevalerie au début du XVIe siècle. La pratique des tournois continue jusqu'au début du XVIIe siècle, puis le dressage classique s'impose parmi la noblesse. Les destriers disparaissent des registres, remplacés par des chevaux baroques.