1. Commerçant qui tient une épicerie.
(Par apposition) Garçon épicier.
[?], ô riche et chanceux Hérault, toi qui verses au coeur des citadins déprimés l'intarissable joie liquide de tes litres vendus par toi trente sous et revendus, par l'épicier ou sur le zinc, trois francs. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
2. Étymologiquement, l' épicier est une personne ou un objet qui a un rapport avec les épices. Le dictionnaire encyclopédique de l'épicerie et des industries annexes mentionne que historiquement l'épicier était un drageoir pour offrir des épices ou l'officier à la cour de Bourgogne chargé de la présentation des épices et des médicaments.
3. (Commerce) Marchand tenant un commerce spécialisé dans la vente de denrées alimentaires et de produits ménagers courants.
[...], ô riche et chanceux Hérault, toi qui verses au coeur des citadins déprimés l'intarissable joie liquide de tes litres vendus par toi trente sous et revendus, par l'épicier ou sur le zinc, trois francs. - Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité
4. (Figuré) Individu mesquin, d'esprit limité.
C'est pourquoi, si j'avais eu à faire l'oraison funèbre de Théo, j'aurais dit ce qui l'a fait mourir. J'aurais protesté en son nom contre les Épiciers et contre les Voyous. - Gustave Flaubert, Correspondance
5. Relatif à l'activité ou au commerce des denrées alimentaires et produits divers vendus en épicerie.
En effet, quand cent épiciers, par exemple, se sont établis dans une ville où il n'y en avait que vingt antérieurement, on ne consomme pas dans cette ville plus de denrées épicières qu'auparavant. - Victor Considérant, Destinée sociale