1. (Par extension) (Poésie) Espèce de poème lyrique qui se distingue de l'ode par un enthousiasme plus impétueux et par l'irrégularité des mesures et des stances.
« Il y a ensuite la narration racontée ; quand elle est l'oeuvre du poète lui-même : tu la trouveras surtout dans les dithyrambes. »
(Platon, la République, III, 394c.)
2. (Figuré) (Souvent un peu ironiquement) Louanges excessives.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Delcassé, s'était lancé dans un long dithyrambe sur la Russie. Il se complaisait à étaler la prétendue force militaire du grand empire.
(Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
3. (Antiquité) (Grèce) (Poésie) Poème en l'honneur de Dionysos.
Ainsi le dithyrambe, chant liturgique en l'honneur de Dionysos diffère de l'iambe dont le pied comporte un son bref suivi d'un long avec des vers dodécamétriques alternant avec des octamétriques.
(Louis Lefroid, Esthétique: l'harmonie des formes, Ed. Opéra, 1998, p.36)
4. Le dithyrambe (en grec ancien ?????????? / dithúrambos, étymologie obscure) est un hymne religieux chanté par un choeur d'hommes accompagné d'un aulos et d'une danse représentant à l'origine l'emprise de Dionysos sur les hommes. Même si des dithyrambes ont été adressés à d'autres divinités grecques, il s'agit avant tout d'une action liturgique célébrée en l'honneur de Dionysos, dont l'une des épiclèses est Dithyrambos.
5. Dans l'Antiquité grecque, composition poétique chantée en l'honneur de Dionysos, caractérisée par son lyrisme exalté.
En l'honneur du dieu retentissent les dithyrambes ;Le choeur en démence entre-choque ses mille jambes,Et, quittant la terre avec le rythme forcené,Comme un tourbillon vole sur un mode effréné
6. Par extension, genre poétique se distinguant par une ferveur plus intense et une structure moins régulière que celle de l'ode.
'' Il y a ensuite la narration racontée ; quand elle est l'oeuvre du poète lui-même : tu la trouveras surtout dans les dithyrambes. ''
7. (, fig.) Éloge très élogieux et souvent excessif.
Dégoûté de cette fièvre qui me brûlait, de mes dithyrambes, des métaphores éloquentes, je me retrouvais devant moi-même, seul et libre.