1. Procédé qui consiste à enlever du sang circulant de l'organisme à partir d'un abord veineux. [Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine]
2. (Par analogie) Rigole que l'on fait pour tirer de l'eau de quelque endroit.
Faire des saignées pour dessécher un marais.
[?], les bêtes levèrent leur mufle humide et, dociles à l'invite de leur jeune gardien, gravirent le coteau pour reprendre, par la saignée pratiquée dans le petit bois qui délimitait en haut leur pâture, le chemin de terre bordé de haies vives aboutissant au village. (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
3. Sang qu'on tire par l'ouverture d'une veine.
Une saignée copieuse.
Grande, abondante saignée.
4. (Figuré) Se dit quand on a tiré de quelqu'un beaucoup d'argent, quand on a exigé de lui une somme considérable.
C'est une grande, une rude saignée qu'on lui a faite, qu'on a faite à sa bourse.
5. Partie interne de la jointure du bras et de l'avant-bras, qui est l'endroit où l'on tire le plus souvent du sang.
[...] il avait envie de s'embrasser la saignée du bras. (Jean-Paul Sartre, L'enfance d'un chef, 1938)
6. (Figuré) Pertes d'hommes faites durant une guerre.
La douloureuse saignée subie par la France au cours de la Grande Guerre.
7. Ouverture d'une veine pour tirer du sang.
Une saignée faite à propos.
Pratiquer la saignée, l'opération de la saignée.
8. (Technique) Entaille profonde de faible épaisseur, par exemple dans un mur.
Faire une saignée dans une cloison pour faire passer des câbles électriques.
9. Une saignée est une entaille profonde de faible épaisseur.
10. La saignée ( ou phlébotomie ) est un terme ancien désignant un prélèvement sanguin pratiqué sur un malade afin d'améliorer son état.