1. (Linguistique) Opération consistant à substituer à chaque graphème d'un système d'écriture un graphème ou un groupe de graphèmes d'un autre, et ce indépendamment de la prononciation.
On peut donner un exemple simple de la différence entre translittération et transcription : soit le nom de famille ???????? ; celui-ci devra être translittéré Gorba?ëv selon la norme ISO 9, mais pourra être transcrit Gorbatchof, Gorbachof ou encore Gorbatschow, selon une équivalence phonétique approximative en tenant compte des usages de la langue cible, ici respectivement le français, l'anglais et l'allemand).
2. La translittération en français devrait être bokè ; d'une façon surprenante la translittération anglaise (bokeh) est adoptée.
3. La translittération est l'opération qui consiste à substituer à chaque graphème d'un système d'écriture un graphème ou un groupe de graphèmes d'un autre système, indépendamment de la prononciation. Elle dépend donc du système d'écriture cible, mais pas de la langue source.
4. En égyptologie, la translittération est le processus permettant de transcrire un texte écrit en hiéroglyphes ou en hiératique en utilisant des symboles alphabétiques, de telle sorte qu'à chacun de ces symboles corresponde un hiéroglyphe ? ou son équivalent en hiératique ou en démotique ? et vice versa. Ce processus facilite la publication de textes et la compréhension des écrits, par exemple lorsque l'on ne peut pas inclure des dessins ou des photographies, ou que les caractères sont rarissimes.
5. Variante orthographique de translittération.
Il est parfaitement anachronique d'ajouter à un dictionnaire de grec ancien une translitération du nom Popeye.
6. (Linguistique) Processus de remplacement des graphèmes d'un système d'écriture par ceux d'un autre, sans considération pour la prononciation, pouvant être biunivoque ou non.