1. D'une façon éternelle.
Dieu existe éternellement.
2. Sans cesse, continuellement.
Voilà où se réduit la philosophie sublime des impies ; voilà cette force, cette raison, cette sagesse qu'ils nous vantent éternellement. (Jean-Baptiste Massillon, Sermon pour le lundi de la première semaine de carême : Sur la vérité d'un avenir, 1745)
Il [le marquis Brisacier] parlait éternellement sans rien dire, et renchérissait dans ses habits sur les modes les plus outrées. (Antoine Hamilton, Mémoires de Grammont 7)
L'avoir [le prince de Condé] entre ses mains c'était y avoir la victoire même, qui le suit éternellement dans les combats : mais il était juste que ce précieux dépôt de l'État demeurât entre les mains du roi, et il lui appartenait de garder une si noble partie de son sang. (Jacques-Bénigne Bossuet, Oraison funèbre de Michel le Tellier, 25 janvier 1686)
Voyez-vous, madame, reprit-il, un peu embarrassé, vous ne pouvez pas éternellement moisir dans cette turne. (Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, p. 61)
Ce qui achève le cauchemar, c'est le lugubre postillon en vieille cape déguenillée qui sautille éternellement dans la clarté jaunâtre. (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, vol. 2, 1866)
3. Sans fin.
Il y a réussi au-delà de toute expression ; plusieurs de ses bons mots nt même fait proverbe dans la langue, et les Lettres Provinciales seront éternellement regardées comme un modèle de goût et de style. (Jean le Rond D'Alembert, Sur la destruction des jésuites, ?uvres, t. v)
Ils [les hérétiques et les schismatiques] seront éternellement connus par leur désertion, et il est clair, dit saint Jude, que c'est par ce caractère que tous les apôtres les ont voulu désigner. (Jacques-Bénigne Bossuet, Histoire des variations des Églises protestantes, deuxième partie Développement historique de la religion, livre II, ch. X, 1688)
Tous vous savent louer, mais non également :
Par les Muses seulement
Elle était heureuse simplement, sans réflexion et sans autre désir que celui de voir son bonheur durer éternellement. (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
4. De manière infinie dans le temps.
Elle était heureuse simplement, sans réflexion et sans autre désir que celui de voir son bonheur durer éternellement. - Isabelle Eberhardt, Yasmina
5. De façon incessante, constamment.
Il [le marquis Brisacier] parlait éternellement sans rien dire, et renchérissait dans ses habits sur les modes les plus outrées. - Antoine Hamilton, Mémoires de Grammont 7