1. (Familier) Rapidement.
En deux coups les gros, j'ai rempli une bassine qui traînait près de la tête de la taulière avec un max de glaçons.
(Tonino Benacquista, La Boîte noire, Rivages/Noir, 1997, p. 65.)
2. (Figuré) À l'improviste, sans préparation.
Il m'a fallu faire cette conférence au pied levé.
Doubler un rôle au pied levé.
Vous me posez une question difficile : vous me prenez au pied levé.
Reprendre une organisation au pied levé.
3. Directement, de façon franche et spontanée.
[?] il m'arrivait d'être assez direct, il me semblait en ces moments que même une circonlocution eût été directe d'ailleurs. Je lui demandai donc tout à trac s'il se souvenait de la gifle.
(Pierre Yves Lador, Les Secrets d'un homme discret, page 13, 2005, L'Âge d'Homme)
Ils marchaient côte à côte dans un champ non dévolu au café et couvert de plantes grasses, quand le colon lui dit tout à trac : ? Ça fait des années que j'aimerais vous poser une question.
(Sylvain Guillaume, Mangaribi (crépuscule), roman, page 381, 2006, Éditions L'Harmattan)
4. (Figuré) Souvent et n'importe comment.
5. (Renforcement pléonastique) Toujours.
Les trois irréductibles qui refusent encore et toujours le système métrique sont le Libéria, la Birmanie et? les États-Unis.
(« Les trois irréductibles qui refusent encore le système métrique », 26 mars 2011, gizmodo.fr (typographie adaptée))
6. (Familier) À chaque instant, à tout propos, sans cesse. ? Note : Se dit souvent d'une situation non souhaitable ou non souhaitée.
Le socialisme moderne, on le sait, ne consiste pas à se tourner à tout bout de champ vers l'État.
(Libération, 26 avril 2007)
Nicolas Sarkozy a l'habitude de tutoyer, et dit « je » à tout bout de champ. Comment faut-il l'interpréter?
(Libération, 7 novembre 2007)
En revanche, il ne se faisait faute de changer à tout bout de champ les circonstances des faits difficiles à exprimer : ?.
(Stendhal, De l'Amour, 1822, 3e préface du 15 mars 1843)
Poursuivi par cette histoire qu'on lui « renvoie à la figure à tout bout de champ » et dont il ne veut plus parler, [?].
(Le Monde, 16 mai 2007)
? Comment veux-tu que je dorme si tu gueules « Tout va bien. » à tout bout de champ ?
(Robin des Bois)
7. D'une manière répétée.
Les grévistes ont invoqué, à maintes reprises, à Bessèges, en 1882, à Anzin, en 1884, à Decazeville, en 1886, l'institution des sociétés coopératives de consommation.
(Yves Guyot, La Tyrannie socialiste, Ch. Delagrave, 1893, livre 5, chap.2, p.183)
Introduit en France vers 1725, ce jeu devint rapidement populaire et il donna lieu à de tels excès que la police s'efforça, à maintes reprises, de l'interdire.
(Frans Gerver, Le guide Marabout de Tous les Jeux de Cartes, Verviers : Gérard & C°, 1966, p.47)
8. D'une manière répétée.
Introduit en France vers 1725, ce jeu devint rapidement populaire et il donna lieu à de tels excès que la police s'efforça, à maintes reprises, de l'interdire.
(Frans Gerver, Le guide Marabout de Tous les Jeux de Cartes, Verviers : Gérard & C°, 1966, p.47)
Les grévistes ont invoqué, à maintes reprises, à Bessèges, en 1882, à Anzin, en 1884, à Decazeville, en 1886, l'institution des sociétés coopératives de consommation.
(Yves Guyot, La Tyrannie socialiste, Ch. Delagrave, 1893, livre 5, chap.2, p.183)
9. (Soutenu) Sans cesse
Regardez passer sur les routes, m'ont dit les ennemis de la maison Michelin, ces omnibus énormes qui, sans repos ni trêve, s'en vont jusqu'au fond du département arracher les agriculteurs à leurs travaux paisibles.
(Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
10. (Soutenu) Sans cesse
Simplement une douleur infinie, une souffrance continue, sans trêve ni repos, la souffrance cruelle et injuste des êtres inconscients, enfants ou animaux, qui n'ont même pas l'amère consolation de comprendre pourquoi et comment ils souffrent...
(Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
11. En se répétant continuellement ; sans s'arrêter.
Il excelle à cintrer ses boudets pour qu'ils épousent bien la fesse du tendeur et ne viennent point lui baller sans cesse entre les cuisses.
(Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
[?], et longtemps il s'acharna à pédaler à une vitesse de trente kilomètres à l'heure sur des routes sans cesse plus poussiéreuses [?].
(H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 13 de l'éd. de 1921)
[?] de nombreuses unités blindées d'avant-garde étaient stoppées sur les routes, faute de combustible : [?]. Les appels radio des tankistes réclamant de l'essence se faisaient entendre sans cesse.
(Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, p.153-154)