1. Orthographe de garrigue donnée par le dictionnaire de l'Académie française, et parfois utilisée.
2. (Botanique) Végétation basse plus ou moins impénétrable, constituée principalement d'arbrisseaux résistant à la sécheresse, formant des fourrés épineux.
[?]; d'autre part, la nature d'un terrain non agricole, spontanément, ce n'est pas le bois, mais la broussaille, la friche, la lande, la ginestaie, la garrigue, la genévraie, le maquis, la pelouse rase... ou le désert ! (Acta geographica, Société de géographie, 1986, p.103)
Les bouquets de cistes pourpres ou blancs chamarraient la rauque garrigue, que les lavandes embaumaient. Il soufflait par là-dessus un air sec, hilarant, qui nettoyait la route en dépoussiérant l'alentour. (André Gide, Si le grain ne meurt.)
La steppe à Braphypode, les « tomillares » à Thym vulgaire, les garrigues à Lavande, le garrigues touffues à Cistes ou à Chêne Kermès [?]. C'est toute l'étude des paysages méditerranéens qu'il faudrait faire, [?]. (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.174)
3. En botanique, la garrigue (du provençal garriga) est une formation végétale caractéristique des régions méditerranéennes, proche du maquis. Selon l'École agronomique de Montpellier, la garrigue est au calcaire ce que le maquis est aux terrains siliceux. L'École agronomique de Toulouse associe le terme de garrigue à l'étagement de végétation. Garrigue et maquis peuvent être réunis sous un même vocable : le matorral qui constitue une sère d'une succession régressive due au passage récurrent du feu, correspondant généralement à un écosystème forestier dégradé, parfois à un réembroussaillement d'anciennes pâtures ou de terres cultivées laissées à l'abandon.