1. «Condition d'hommes comme de femmes, sans anomalies biologiques constantes connues, qui ont le sentiment intense et pénible de ne pas être de leur sexe de naissance mais d'appartenir au sexe opposé; les transformations corporelles qu'ils demandent en conséquence aux chirurgiens plasticiens et aux endocrinologues portent sur les signes sexuels primaires et secondaires et ont, pour les transsexuels, valeur de rectification. Aucun délire de type schizophrénique n'est détectable» (P.H. Castel). [Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine]
2. Transsexualité ; conviction qu'une personne a d'appartenir au genre sexuel opposé à celui de son sexe anatomique.
On connaît bien le phénomène du travestisme, comportement qui peut être considéré comme une forme atténuée de trouble de l'identité sexuelle et que l'on confond souvent avec le transsexualisme. Entre travestisme et transsexualisme il existe pourtant des différences importantes : le travestisme ne ne manifeste que de façon épisodique alors que le transsexualisme est un comportement permanent. (Jaap E. Doek, Rapport général, dans Transsexualisme, médecine et droit, actes du 23e colloque de droit européen, à l'Université d'Amsterdam, 14-16 avril 1993, Conseil de l'Europe, 1995, p.219)
3. Transsexualité ; conviction qu'une personne a d'appartenir au genre sexuel opposé à celui de son sexe anatomique.
Les revendications transgenres prennent ainsi le contre-pied de celles du transsexualisme, considérant qu'il faut renoncer à l'expérience du passage, refuser l'invisibilité et la sécurité du repli dans un sexe attesté, et ouvrir à une politique de contestation pleine et entière. (Laure Bereni & ?Sébastien Chauvin, Introduction aux Gender Studies: Manuel des études sur le genre, De Boeck Supérieur, 2008, p.32)
On connaît bien le phénomène du travestisme, comportement qui peut être considéré comme une forme atténuée de trouble de l'identité sexuelle et que l'on confond souvent avec le transsexualisme. Entre travestisme et transsexualisme il existe pourtant des différences importantes : le travestisme ne ne manifeste que de façon épisodique alors que le transsexualisme est un comportement permanent. (Jaap E. Doek, Rapport général, dans Transsexualisme, médecine et droit, actes du 23e colloque de droit européen, à l'Université d'Amsterdam, 14-16 avril 1993, Conseil de l'Europe, 1995, p.219)
4. La transidentité, la transsexualité ou le transsexualisme, est le fait, chez une personne, d'avoir une identité de genre non conforme à son genre assigné à la naissance. On parlera d'une personne transgenre ou plus simplement d'une personne trans qui sont des termes génériques, puisque la transsexualité est une « sous-catégorie » du transgénérisme, mais certaines personnes trans rejettent l'étiquette « transgenre »,. Un diagnostic médical de dysphorie de genre peut être donné si une personne exprime le désir de vivre et d'être acceptée, en tant que membre du genre revendiqué ou si une personne éprouve de la détresse en raison de son identité de genre,. Les personnes trans qui demandent une aide médicale (notamment l'hormonothérapie et/ou une chirurgie de réattribution sexuelle) cherchent à accorder leur corps avec leur identité de genre.
5. Le nom « transsexualisme » et l'adjectif « transsexuel » ne sont plus utilisés ni par les militants ni par les psychiatres, d'une part parce que le genre est indépendant de la sexualité (Christine Jorgensen écrivait déjà en 1979 : « le genre n'a rien à voir avec qui vous mettez dans votre lit, il concerne l'identité »), d'autre part parce qu'ils sont considérés comme pathologisants, ayant été initialement utilisés par des psychiatres dans les années 1950,. L'expression « syndrome de Benjamin » a aussi été employée dans ce contexte. Le « transsexualisme » a été inclus en 1980 dans la liste des troubles mentaux (DSM) établie par l'Association américaine de psychologie (APA)[20] ; au fur et à mesure des révisions de ce document, le terme a été remplacé par « trouble de l'identité sexuelle » puis « dysphorie de genre ». De même, la 11e version de la Classification Internationale des Maladies de l'OMS a remplacé le « transsexualisme » par l'« incongruence de genre ». La souffrance de la personne trans est centrale dans les définitions de ces termes médicaux. Mais de nombreuses personnes (y compris des professionnels de santé[21]) refusent catégoriquement l'idée que la transidentité est une quelconque maladie ou cause de souffrance: c'est la transphobie qui fait souffrir.
6. Dysphorie de genre est une qualification médicale utilisée dans le manuel de l'Association américaine de psychiatrie ( APA ) pour décrire la détresse d'une personne transgenre face à un sentiment d'inadéquation entre son genre assigné et son identité de genre. Au fur et à mesure des révisions de ce manuel, les expressions transsexualisme, incongruence de genre puis dysphorie de genre ont été successivement utilisées. Depuis 2013, l'APA insiste sur le fait que « la non-conformité de genre elle-même n'est pas un trouble mental. La dysphorie de genre est caractérisée par la présence associée d'une souffrance clinique significative . »
7. Terme médical désuet et considéré comme péjoratif, se référant à la condition d'une personne ayant la conviction d'appartenir à un genre différent de celui assigné à la naissance. Actuellement remplacé par le terme 'transidentité' dans un contexte de respect et de reconnaissance des identités transgenres.
Les revendications transgenres prennent ainsi le contre-pied de celles du transsexualisme, considérant qu'il faut renoncer à l'expérience du passage, refuser l'invisibilité et la sécurité du repli dans un sexe attesté, et ouvrir à une politique de contestation pleine et entière. - Laure Bereni & Sébastien Chauvin, Introduction aux Gender Studies: Manuel des études sur le genre