1. (Substantivement) Un personnage finaud.
Le pays des terribles Cadets de Gascogne, le pays de madrés, des malins, des finauds, des habiles, [?], ce pays là ne serait plus qu'un pays de hongres, voué à la décadence et à la destruction ? (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Charles Mignon, [?], eut, dans son père, un finaud qui voulut sauver des griffes de la Révolution la terre de la Bastie, un joli fief du Comtat. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
2. Qui est fin, rusé et cache son jeu sous un air de simplicité.
Et comme ils sont pas finauds
Le silence un peu finaud de Dumay rendit Modeste inquiète sur les résultats du voyage à Paris, ?. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
3. Individu caractérisé par sa subtilité, son astuce et sa capacité à dissimuler ses intentions réelles derrière une apparente simplicité.
- C'est bien de toi, ça.- Oui, dit Maillat, c'est même tellement de moi que je ne le pense pas tout à fait.- Je m'en doutais un peu.- Petit finaud.- Au fond, tu es fier de ne croire à rien. - (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 150)
4. Individu manifestant une ruse et une subtilité dissimulées derrière une apparence de simplicité.
Il se montrait fort correct, d'une diplomatie finaude, n'ayant gardé que son rire goguenard qui avait l'air de se ficher du monde. - Émile Zola, Le Docteur Pascal
5. Personne habile à manipuler les situations ou les autres par sa finesse tout en feignant l'innocence.
Elle veut jouer à la finaude, mais comme je sais déjà que je vais lui en apprendre bien plus qu'elle ne m'en apprendra elle-même, je peux me permettre de brusquer un peu les choses. - Martin Lussan, Haru: Les cinq saisons du senseï