1. Extrêmement surpris.
2. (Marine) Qualifie une mer fortement agitée.
Comment allait se passer notre amerrissage sur une mer aussi démontée ?
(Jean Mermoz, Mes Vols, p.72, Flammarion, 1937)
3. Qui ne sait plus quoi faire, quoi décider, suite à quelque chose qui s'est passé.
4. Extrêmement surpris.
À cette audace inattendue dans un homme ordinairement si craintif, je les vis l'un et l'autre atterrés, abasourdis, ne répondant pas un mot.
(J.-J. Rousseau, Confessions, II, ix.)
5. Que la surprise rend comme interdit et immobile.
Les yeux grands ouverts, stupéfaite, elle le regardait... (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
6. Privé de, sans, qui manque de quelque chose.
Les pentes vertes du mont San Giachinno, au Sud [sic] de l'île, contrastaient étrangement avec la partie Nord [sic], hérissée de petits cônes volcaniques et presque entièrement dépourvue de végétation.
(Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
Tous deux conclurent que Rockall est constitué par une roche spéciale exceptionnellement sodique presque dépourvue de chaux et de potasse.
(Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
7. Sans faire une chose qu'on pourrait s'attendre à ce qu'elle soit faite.
Ils restèrent quelques minutes, assis l'un en face de l'autre, leur verre à la main, s'abstenant de prononcer la moindre parole sans pour autant que ce silence ne génère un quelconque malaise.
(Thierry Jonquet, Les Orpailleurs, 1993)
Il arrive également que les signaux de faim surviennent sans pour autant déclencher aucune motivation à manger.
(Jean-Philippe Zermati, Maigrir sans regrossir : Est-ce possible ?, Odile Jacob, 2009, p. 114)
8. Dehors, à l'extérieur.
9. [adjective] Thunderstruck
10. Rester figé, muet, impuissant, démuni voire désarmé pour émettre une solution immédiate, après un événement ou information aussi surprenant qu'imprévisible.
[?] mon oncle ne prêta aucune attention à mes paroles, se contentant de baisser la tête et de rester coi ; [?].
(Robert Louis Stevenson, Les Gais Lurons, 1881, traduction Jean-Pierre Naugrette, 2004)
11. (Figuré) Rêvasser, perdre son temps en regardant en l'air niaisement.
(Variante) ? Cet abbé Plomb, il a l'air d'un sacriste effaré ; il bâille à l'on ne sait quelles corneilles ; et il semble si mal à l'aise, si jean-jean, si gauche? [?].
(Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, 1915 (Plon-Nourrit))
La plupart des gens de province ne se rendent évidemment pas un compte exact des procédés que les gens illustres emploient pour mettre leur cravate, marcher sur le boulevard, bayer aux corneilles ou manger une côtelette [?]
(Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
Ils rencontrèrent sur la place le grand Guillaume qui bayait aux corneilles, en quête d'une idée.
(Charles Deulin, Martin et Martine)
12. Se dit de quelqu'un qui éprouve une vive surprise ou un grand étonnement.