1. Titre de dignité qui était attaché à une terre dont la seigneurie s'étendait sur un certain nombre de paroisses.
Terre érigée en marquisat.
2. Il se disait aussi de la terre même qui avait ce titre.
Seigneur du marquisat de?
3. À l'origine, le terme de marquisat désignait un gouvernement de frontière, puis la seigneurie bordant une frontière. Le mot provient du terme marche, du latin marchio, qui a donné en italien marchese. Il désigne avant tout une région frontalière avec les confins. Il est l'équivalent du margraviat allemand.
4. À l'origine, le terme de marquisat désignait un gouvernement de frontière, aux confins du territoire, puis la seigneurie bordant une frontière. Le mot provient du terme marche, du latin marchio, qui a donné en italien marchese. Il est l'équivalent du margraviat allemand.
5. Après l'extinction de la maison du Puy (Marie du Puy, la soeur héritière de Florimond, mourut sans postérité et sa succession fut adjugée en juin 1640 à sa petite-cousine Claude de Presteval-Maricourt dame de Moucy, arrière-arrière-petite-fille de Florimond Ier Robertet et deuxième femme en 1629 de Robert Aubéry, parlementaire, intendant du Bourbonnais, 1571-1657), la seigneurie, élevée en marquisat en 1650, passa donc par alliance à la maison Aubery de Vastan. Robert Aubéry et Claude de Presteval de Vatan eurent pour fils Claude, père de Jean (1651-1711 ; intendant en Orléanais), père de Félix (1681-1743, parlementaire, prévôt des marchands de Paris) ; enfin, le marquis de Vastan, fils de ce dernier, colonel du régiment de ce nom, mourut à la bataille d'Ölper le 13 octobre 1761 [26] ; sa soeur cadette, Madeleine-Louise Aubéry épousa en 1746 Joseph-Palamède marquis de Forbin-Janson, petit-fils d'autre Joseph-Palamède (postérité) ; et leur demi-soeur aînée Marie-Antoinette Aubéry prit pour mari en 1732 Jean-Louis Portail de Vaudreuil, président à mortier au Parlement de Paris (leur fille Marie-Jeanne-Antoinette Portail de Vaudreuil, 1738-1818, maria en 1755 Louis-Henri-Gabriel de Conflans d'Armentières : postérité, cf. Auguste duc de Coigny).
6. Un marquisat était à l'origine dans l'Empire carolingien un fief aux frontières qui avait une fonction de défense contre les territoires voisins. Par la suite en France sous l'Ancien Régime le nom a été donné à des terres érigées en dignité de marquisat.
7. Toucy se relève de ses ruines et, à partir de 1536, on entreprend la reconstruction de la grande nef de l'église de style « Renaissance ». En 1504, l'une des filles de la maison de Chabannes [23], Avoye de Chabannes, comtesse de Dammartin, soeur d'Antoinette de St-Fargeau (deux filles de Jean de Chabannes-Dammartin et petites-filles d'Antoine de Chabannes-Dammartin), épouse Aymar de Prie (1453-1527), seigneur de Montpoupon et de Buzançais, dernier Grand Maître des Arbalétriers de France : Sans postérité. Cependant, la famille de Prie [24] conserve la seigneurie de Toucy et la garde pendant près de trois siècles, obtenant l'érection de Toucy en marquisat dans la 1re moitié du XVIIe siècle (en faveur d'Aymar II de Prie, marié à Louise de Hautemer de Fervaques ; Aymar II était le fils de René de Prie, fils d'Edme de Prie, fils d'Aymar Ier). Dès 1523 Aymar Ier de Prie, baron de Toucy, fait construire le château de la Motte-Miton. On lui doit également d'avoir fait construire place du Marché (actuelle place de l'Hôtel de ville) une halle réservée au commerce des tissus.
8. Domaine territorial sous l'autorité d'un marquis.
9. Dignité conférée par la possession d'une terre élevant son détenteur au rang de marquis ou de marquise.
10. Outre l'existence d'un beau château et d'un grand parc, les autres signes extérieurs consistaient en girouettes armoriées, pavillons d'entrée, fossés, demi-lune, et surtout avenue à double rangs d'arbres ( et parfois contre-allées ) : ainsi la spectaculaire et exotique allée Dumanoir en Guadeloupe, autrefois longue d'une lieue sur le front de mer du marquisat de Sainte-Marie ( devenu Brinon ) était plantée d'une double rangée de palmiers royaux. Plus impressionnante encore, l'allée de Bonnivet, en forte pente, était pavée de rognons de silex, qui jetaient force étincelles quand les roues des carrosses et les sabots ferrés de la suite du marquis s'y lançaient à plein galop dans un grondement d'enfer et une odeur de poudre, au grand effroi des paysans ; on ne doit pas s'étonner qu'il ait inspiré le conte du sulfureux marquis de Carabas. S'y ajoutaient encore un grand colombier aux milliers de boulins, fourches patibulaires, armoiries couronnées en tous lieux publics, domestiques en livrée, etc. Ils pouvaient varier selon les provinces, mais, consacrés par la coutume, ils étaient rarement traduits par écrit et demeurent mal connus. Parfois, les marquis rappelaient l'origine militaire de leur titre en donnant à leurs constructions une forme bastionnée, comme le fameux éperon du marquisat de Portes, les ailes du Champ-de-Bataille, ou les pavillons d'entrée de Wamin, mais c'était pure ostentation de leur part.
11. Suivant un édit d'août 1579, un marquisat devait être composé de trois baronnies et de trois châtellenies ( une baronnie comprenait elle-même trois châtellenies, ce qui revenait à douze entités ), mais le nombre des seigneuries particulières tint rapidement lieu de celui des baronnies et châtellenies exigées par l'édit ( soit six entités ), qui ne fut jamais respecté à la lettre. À partir d'Henri IV, il fut seulement demandé la réunion de cinq paroisses ( ou terres à clocher ), avec de nombreux passe-droits. Si l'on voit parfois des réunions beaucoup plus considérables ( comme Antin, Seignelay ), c'est que le bénéficiaire prépare l'obtention d'un futur duché pour lui-même ou sa postérité.
12. Un marquisat était à l'origine un fief aux frontières de l'Empire carolingien qui avait une fonction de défense contre les territoires voisins. Ils disparurent en France, puis revinrent à la Renaissance comme récompense honorifique ; sous l'Ancien Régime, ce titre a désigné des unions de terres érigées en dignité de marquisat. Le bénéficiaire noble d'un fief ainsi décoré et ses héritiers mâles par ordre de primogéniture, propriétaires de la terre, portaient le titre de noblesse de marquis. Les marquisats devaient toujours jouir du droit de haute justice, relevaient de la couronne et étaient indivisibles . D'abord assez considérables ( réunissant plusieurs dizaines de paroisses ), ils furent réduits sous Henri IV à la réunion de cinq paroisses ( ou terres à clocher ), avec de nombreux passe-droit ; et Louis XIV fut le premier souverain à accorder des titres « en l'air », c'est-à-dire « sans être obligé de l'attacher à aucune terre ».
13. Les impétrants disposaient d'un délai d'un an pour faire enregistrer leurs Lettres ou entreprendre cette démarche, faute de quoi elles devenaient « lettres mortes » et devaient être renouvelées ( lettres de surannation ) . Si la majorité des Lettres étaient enregistrées rapidement, parfois dans un délai record et sans formalités ( selon le poids social du bénéficiaire ), certaines procédures ont duré des années, et parfois l'entregent politique n'y pouvait rien. Jean Blanchard, 1er président de la Chambre des Comptes de Nantes, avait fait ériger sa terre du Bois de la Musse en baronnie ( 1644 ), mais lorsque sept ans plus tard son fils Auffray, successeur en sa charge, voulut en faire un marquisat, ce fut un beau tollé ! Sa politique jugée beaucoup trop favorable au pouvoir royal était très critiquée, son nouveau titre fut considéré comme la récompense de sa soumission, et on lui suscita tous les obstacles possibles pendant près de dix ans ; il est vrai qu'on était en pleine Fronde. À cette occasion, il arriva que la Cour se permette de modifier à sa convenance le texte qu'elle était chargée d'enregistrer, d'où de nouvelles lettres « de jussion » lui enjoignant de les enregistrer « selon leur forme et teneur ». Certaines érections ont même été interrompues par le décès de l'impétrant. Les Racapé, titrés marquis de Magnane sous Henri IV, ont attendu un siècle avant de représenter leurs lettres ( 1701 ) .