1. (Histoire) (Politique) (France) Doctrine et actions du général Boulanger, pour tenter, sans succès, la prise du pouvoir aux débuts de la IIIe République.
La révolution n'ayant pas eu lieu, Guesde, les années 1890-1895, se rallie à l'idée de la conquête du pouvoir par le suffrage universel : après un flirt avec le boulangisme, c'est l'époque du « municipalisme », du socialisme ordonné et respectable à l'imitation de la social-démocratie allemande. (Jacques Delpierrié de Bayac, Histoire du Front populaire, Fayard, 1972, p.23)
Ce mouvement d'esprit s'accentua à la suite d'un gros événement politique: le boulangisme. (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
Drumont comptait sans doute sur la victoire du boulangisme pour faire triompher sa doctrine et imposer aux juifs une législation moyenâgeuse ? (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
[?]; le mécontentement qui devait se traduire, quelques années plus tard, sous la forme du boulangisme, était déjà très marqué ; et les élections de 1885 faillirent donner la majorité aux conservateurs. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.281)
2. Le boulangisme est un mouvement politique français de la fin du XIXe siècle ( 1885-1889 ) qui constitue une menace pour la Troisième République. Son nom est dérivé de celui du général Georges Boulanger, militaire de prestance qui devient ministre de la Guerre, se rend populaire par ses réformes, mais inquiète le gouvernement par son discours belliqueux.