1. (Figuré) faire, sur le sol, ou par analogie sur une autre surface, à peu près le même effet que la charrue, la bêche, etc.
(Equitation) Cheval qui laboure le terrain, se dit d'un cheval qui butte.
Il put donc reconnaître que, s'il avait de-ci de-là, un peu partout, les chairs labourées, aucune de ses blessures ne l'avait atteint en profondeur. (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » #31, 1907)
Les taupes ont labouré tout mon jardin.
Les sangliers ont labouré ce pré.
2. Remuer, retourner la terre en formant des sillons avec la charrue, la houe, et autres instruments aratoires.
Labourer avec des boeufs, avec des chevaux, labourer au tracteur.
Champ labouré. Terres labourées.
Labourer des vignes.
Labourer un champ.
3. (Marine) (Par analogie) se dit d'une ancre qui ne tient pas sur le fond où on l'a jetée, ou d'un navire qui passe qui touche le fond sans être arrêté.
Notre vaisseau labourait.
Cette ancre laboure le fond, ou simplement laboure.
4. (Agric.) Action de remuer et retourner la terre au moyen d'instruments aratoires tels que la charrue ou la houe pour former des sillons.
Des closiers labourent des champs perpendiculaires. - Honoré de Balzac, La Femme de trente ans
5. (Fig.) Réaliser sur le sol ou une autre surface un travail similaire à celui effectué par une charrue, généralement en y créant des marques profondes.
Les sangliers ont labouré ce pré.
6. (Marine) Se dit d'une ancre qui ne se fixe pas dans le fond où elle a été jetée, ou d'un navire qui effleure le fond sans s'immobiliser.
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| Remuer, retourner la terre en formant des sillons avec la charrue, la houe, et autres instruments aratoires. [...]
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| Effectuer un pénible labeur, peiner, travailler péniblement. [...]
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| Entailler, griffer, égratigner, creuser des sortes de sillons. [...]
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