1. Traiter la peau d'un animal avec du tan ou du tanin pour la transformer en cuir et la rendre imputrescible.
Tanner le cuir.
2. (Figuré) Fatiguer, ennuyer.
C'est un homme qui me tanne.
On lui avait infligé huit jours (?) pour s'être fait tanner le cuir par un gars qu'il ne voulait pas nommer.
(France, 1907)
Tanner le cul, les fesses, le cuir de quelqu'un.
3. Rosser, battre.
Il s'est fait tanner
Le cheval maintenant hennissait à la tremblade : on le tannait à coups de pied dans le ventre.
(Giono, Gd troupeau, 1931, p. 94)
4. Traiter la peau d'un animal avec du tan ou du tanin pour la transformer en cuir et la rendre imputrescible.
Les peaux sont exportées ou tannées dans le pays pour être converties en babouches, gibecières, etc.
(Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 229)
5. Procédé consistant à traiter les peaux animales avec du tan ou du tanin afin de les transformer en cuir et de les préserver de la putréfaction.
Les peaux sont exportées ou tannées dans le pays pour être converties en babouches, gibecières, etc.
6. Expression figurée signifiant ennuyer ou importuner quelqu'un par une sollicitation répétitive.
On lui avait infligé huit jours (...) pour s'être fait tanner le cuir par un gars qu'il ne voulait pas nommer.
7. (Désuet) Frapper quelqu'un avec force.
Le cheval maintenant hennissait à la tremblade : on le tannait à coups de pied dans le ventre.
8. Piquer, en référence à l'action d'un insecte.
Le cheval de Michel Strogoff, taonné par ces venimeux diptères, bondissait comme si les molettes de mille éperons lui fussent entrées dans le flanc.
9. Tourmenter incessamment, à l'image d'un insecte piqueur.
Cela devint une monomanie chez le bonhomme, qui en perdit le boire et le manger. Il taonna Cercueil.