1. Ensemble des paysans.
La paysannerie française à la veille de la Révolution.
2. Compositions littéraires ou de tableaux ayant pour sujet la vie paysanne.
George Sand a écrit de délicieuses paysanneries.
Oh ! les chastes églogues ! Oh ! les idylles chantées par les poètes ! Oh ! les paysanneries enrubannées et naïves qui défilent, conduites par la muse de Mme Deshoulières, au son des flageolets et des tambourins !
(Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
3. La paysannerie médiévale hérite du colonat partiaire : tenure ( féodalité ) , manse, fermage, métayage. En droit coutumier, pour échapper au droit de mainmorte du seigneur sur ses serfs ( mortaille, échute, forfuyance... ) , le système familial, ou famille communautaire ou « communauté familiale »? constitue la forme de parenté la plus appropriée : système à maison, à la manière du système familial pyrénéen, communauté taisible ( parsonnerie, coparçonerie, frérage, frérèche... ) .
4. La définition de la paysannerie est, au XVIIIe siècle, encore assez floue. Le paysan, c'est celui qui vit à la campagne, en milieu rural. Sa condition est aussi caractérisée par une activité : le travail de la terre. Dans la société trifonctionnelle, le paysan fait partie de l'ordre des laboratores. À la fin de l'Ancien Régime, le monde clos de la paysannerie représente plus de 80?% de la population française[1].