1. (Par extension) Imputer quelque chose à quelqu'un, lui reprocher une chose dont on se plaint, l'en rendre responsable.
Ce relaps ayant été aperçu par ses coreligionnaires dans la procession de la Fête-Dieu, fut pris à partie par eux. Il s'ensuivit une violente bagarre. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
Sans désemparer, nous avons pris à partie celles de ces congrégations qui s'adonnaient à l'enseignement et qui, par un enseignement de doctrines contre-révolutionnaires, battaient en brèche l'édifice républicain. (Discours d'Émile Combes à Auxerre, 4 septembre 1904)
2. (En particulier) Se plaindre en justice d'un juge, intenter une action contre lui.
Il demande à prendre ce juge à partie.
3. (Droit) Attaquer en justice un homme qui n'était pas d'abord notre adversaire.
Vous vous opposez à l'exécution de l'arrêt que j'ai obtenu contre un tel, je vous prends à partie.
4. Reprendre quelqu'un avec autorité, lui reprocher sa faute.
Il ne peut souffrir d'être réprimandé. Quel droit a-t-il de vous réprimander ?
Je l'ai fortement réprimandé sur sa conduite. Je l'en ai réprimandé.
Nos parents, trop malades pour nous réprimander, nous laissaient déambuler à loisir. (Fatima Besnaci-Lancou, Des vies: 62 enfants de harkis racontent, 2010)